Polémique sur l’influence US en Syrie : Tillerson réfute l’affirmation d’Oren
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Polémique sur l’influence US en Syrie : Tillerson réfute l’affirmation d’Oren

Le secrétaire d'Etat qualifie de "fausse" l'affirmation de Michael Oren, selon laquelle Washington n'a "presque pas d'influence en Syrie"

Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson lors d'une conférence de presse à Buenos Aires le 4 février 2018 (AFP PHOTO / ALBERTO RAGGIO)
Le secrétaire d'État américain Rex Tillerson lors d'une conférence de presse à Buenos Aires le 4 février 2018 (AFP PHOTO / ALBERTO RAGGIO)

Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a rejeté mardi une appréciation d’un vice-ministre israélien selon laquelle Washington a peu d’influence en Syrie et « n’est pas dans le jeu ».

Le vice-ministre adjoint à la diplomatie, Michael Oren (Koulanou), a déclaré dimanche à Bloomberg, à la suite de la récente flambée de violences le long de la frontière nord du pays, que l’Amérique « n’a pratiquement pas d’influence sur le terrain » en Syrie.

« La partie américaine de l’équation est de nous soutenir », a-t-il dit. « L’Amérique n’a pas d’influence en Syrie. Elle n’est pas de la partie ».

Tillerson a rejeté cette conception.

« Les États-Unis et les forces de la coalition qui travaillent avec nous pour vaincre (État islamique) contrôlent aujourd’hui 30 % du territoire syrien, une grande partie de la population et une grande partie des champs pétrolifères syriens », a-t-il déclaré aux journalistes.

« Je pense donc que… cette observation selon laquelle les États-Unis ont peu d’influence ou de rôle à jouer est tout simplement fausse. »

Michael Oren, député de Koulanou, à la Knesset, le 20 juin 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Il a ajouté que Washington était « très actif » dans les pourparlers internationaux pour résoudre le conflit en cours dans la nation arabe, « et nous travaillons très étroitement avec la Russie, qui a la plus grande influence sur le régime d’Assad et peut amener Assad et le régime à la table des négociations ».

Israël a eu des entretiens avec les États-Unis et la Russie dans le cadre de ses efforts visant à empêcher l’enracinement de l’Iran en Syrie, où Moscou a une présence militaire.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a tenu une série de réunions au cours des derniers mois avec Poutine sur l’influence de l’Iran en Syrie et au Liban. Le Premier ministre s’est efforcé de persuader la Russie de limiter la présence de l’Iran près du territoire israélien et de l’empêcher de s’implanter militairement en Syrie.

Après les affrontements aériens du week-end sur le front syrien, Israël a appelé la Russie à intervenir et à empêcher toute nouvelle escalade.

Au cours du week-end, un drone iranien a pénétré dans l’espace aérien israélien à partir du territoire syrien, déclenchant une réaction militaire israélienne de frappes transfrontalières visant les installations iraniennes en Syrie. De retour de la mission, l’un des chasseurs F-16 israéliens s’est écrasé dans le nord d’Israël après avoir été touché par les tirs anti-aériens des forces syriennes.

Une photo prise le 10 février 2018 montre des soldats israéliens prenant position dans le plateau du Golan près de la frontière syrienne. (Crédit : AFP / JALAA MAREY)

Cela a conduit Israël à lancer une vaste offensive de représailles en Syrie. L’armée israélienne a déclaré avoir touché quatre positions iraniennes et huit sites syriens, dont le bunker principal de commandement et de contrôle de l’armée syrienne.

La Maison Blanche a exprimé son soutien aux frappes militaires de représailles israéliennes en Syrie et a appelé l’Iran à « cesser les actions provocatrices » dans la région.

« Israël est un ardent allié des États-Unis, et nous soutenons son droit à se défendre contre les forces syriennes et les milices soutenues par l’Iran dans le sud de la Syrie », a déclaré le bureau du président américain Donald Trump, faisant écho aux communiqués antérieurs du département d’État et du Pentagone.

Tillerson a déclaré qu’il n’avait pas l’intention d’ajouter une escale à Jérusalem lors de sa visite au Moyen-Orient cette semaine, malgré les événements.

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