Pompeo appelle les Arabes à l’unité face à l’Iran
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Pompeo appelle les Arabes à l’unité face à l’Iran

Le secrétaire d'Etat américain n'obtient toutefois aucun résultat dans la crise qui oppose l'Arabie saoudite et le Qatar

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir (à gauche) discute avec le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, Abdullah ben Zayed Al-Nahyan (au centre), alors que Khalid bin Ahmed al-Khalifa (à droite) observe une rencontre de responsables officiels et de militaires de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, à Riyad, le 29 octobre 2017 (AFP Photo / Fayez Nureldine)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir (à gauche) discute avec le ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, Abdullah ben Zayed Al-Nahyan (au centre), alors que Khalid bin Ahmed al-Khalifa (à droite) observe une rencontre de responsables officiels et de militaires de la coalition dirigée par l'Arabie saoudite, à Riyad, le 29 octobre 2017 (AFP Photo / Fayez Nureldine)

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, et celui du Qatar, cheikh Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani, se sont assis à la même table, en présence de Mike Pompeo et de leurs homologues, a constaté un journaliste de l’AFP.

C’est la première fois qu’ils se rencontraient depuis qu’une grave crise diplomatique a éclaté le 5 juin 2017 dans le Golfe lorsque l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis et l’Egypte ont rompu leurs relations avec le Qatar et lui ont imposé un strict blocus économique, en accusant ce pays de soutenir des groupes islamistes radicaux et de se rapprocher de l’Iran, ce que Doha dément.

Deux autres réunions auxquelles ont participé les deux pays avaient eu lieu en présence des Américains, mais concernant des responsables militaires et de contre-terrorisme.

« Nous avons tous un intérêt partagé dans une vaste série de sujets liés à la sécurité », a dit le chef de la diplomatie américaine à ses homologues du Conseil de coopération du Golfe (Arabie saoudite, Qatar, Emirats arabes unis, Koweït, Bahreïn et Oman), ainsi que de l’Egypte et de la Jordanie.

Le Prince Mohammed ben Salmane Al Saud, prince héritier d’Arabie Saoudite, assiste à une réunion des Nations unies à New York, le 27 mars 2018 (Crédit : Bryan R. Smith / AFP)

Il a évoqué notamment à l’ouverture de cette réunion, tenue en marge de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU, la nécessité de « vaincre l’Etat islamique, Al-Qaïda, les autres groupes terroristes, et de ramener la paix et la stabilité en Syrie ».

Dans un communiqué, le département d’Etat américain a ensuite assuré que « tous les participants » étaient « d’accord sur la nécessité de contrer les menaces représentées par l’Iran sur la région et les Etats-Unis ».

Faisant référence à la nécessité d’un Conseil de coopération du Golfe « uni », Mike Pompeo espère, selon ce communiqué, poursuivre ces discussions dans les prochains mois.

« Nous remercions le président Donald Trump pour ses efforts afin de résoudre cette crise » du Golfe, « mais les réponses des pays du blocus ne sont toujours pas positives », a déploré le ministre qatari lors d’une conférence de presse.

La réunion de vendredi n’a permis « aucun progrès » et « il n’y a pas encore de négociations » entre pays du Golfe, malgré les médiations du Koweït et des Etats-Unis.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir (à droite) serre la main du secrétaire d’État américain Mike Pompeo lors d’un point de presse conjoint à l’aéroport royal de Riyad, la capitale, le 29 avril 2018. (FAYEZ NURELDINE / AFP)

Washington, qui a échoué à réunir un sommet du CCG jusqu’ici, semble désormais vouloir dépasser ce cadre, et tente de mettre en place une Alliance stratégique du Moyen-Orient dont l’objectif principal serait de contrer l’Iran.

« Nous devons bâtir cette alliance sur la base des institutions qui existent déjà », et donc « le vrai défi auquel est confrontée l’alliance dirigée par les Etats-Unis est de résoudre la crise du Golfe » pour éviter la « paralysie », a plaidé le ministre du Qatar, sans évoquer la nécessité de faire face à Téhéran.

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