Pour Paris, la politique américaine en Syrie est un « mystère »
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Pour Paris, la politique américaine en Syrie est un « mystère »

Le Pentagone a appelé les alliés des Etats-Unis à envoyer des soldats dans le nord-est syrien après le départ de ses troupes

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian lors d'un débat à l'hôtel Bayerischer Hof pendant la 55ème conférence sur la sécurité de Munich, à Munich, en Allemagne, le 15 février 2019 (Crédit :  THOMAS KIENZLE / AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian lors d'un débat à l'hôtel Bayerischer Hof pendant la 55ème conférence sur la sécurité de Munich, à Munich, en Allemagne, le 15 février 2019 (Crédit : THOMAS KIENZLE / AFP)

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a qualifié vendredi de « mystère » la politique américaine en Syrie, qui en retirant ses troupes du pays « risque de favoriser » l’Iran, son ennemi juré.

« Il y a pour ma part un point que je ne comprends pas tout à fait dans la politique américaine dans cette région », a lancé M. Le Drian lors de la conférence sur la sécurité de Munich : « Comment est-ce que l’on peut être très ferme à l’égard de l’Iran et en même temps abandonner le nord-est de la Syrie alors que l’on sait très bien que la fin de l’histoire risque d’être de favoriser la présence iranienne dans la zone ? ».

« Pour moi c’est un mystère », a-t-il lancé à l’attention du sénateur américain Lindsay Graham.

« Vous avez commencé à éclairer le mystère en disant que les capacités américaines allaient rester. Tant mieux. Je ne le savais pas, je l’apprends, je me réjouis », a-t-il ironisé, alors que le président Donald Trump a annoncé le retrait prochain des 2 000 soldats américains de Syrie, et que le groupe Etat islamique est sur le point d’être vaincu dans son dernier réduit en Syrie.

Un peu plus tôt, le sénateur Graham avait relayé l’appel du Pentagone aux alliés des Etats-Unis à envoyer des troupes dans le nord-est syrien après le départ de ses troupes, en assurant qu' »en échange, les capacités américaines, uniques, resteront dans le combat en Syrie ».

Jeudi, le vice-président américain Mike Pence a qualifié l’Iran « de plus grand danger » dans la région, lui reprochant de préparer « un nouvel Holocauste » en raison de ses ambitions régionales.

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