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Premier cas du variant Omicron détecté à Gaza

Malgré la campagne de santé et les stocks de vaccins COVID-19 tardivement disponibles, les taux de vaccination dans l'enclave dirigée par le Hamas restent à 27 % de la population

Des équipes du ministère palestinien de la Santé procèdent à des contrôles aléatoires par prélèvement sanguin dans la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 14 janvier 2021. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)
Des équipes du ministère palestinien de la Santé procèdent à des contrôles aléatoires par prélèvement sanguin dans la ville de Rafah, au sud de la bande de Gaza, le 14 janvier 2021. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Les responsables palestiniens de la santé à Gaza ont annoncé dimanche que le premier cas du variant Omicron, qui se propage de plus en plus rapidement, a été identifié dans l’enclave côtière.

« Nous sommes à l’aube de jours difficiles. Nous verrons certainement une quatrième vague, et comme dans le reste du monde, nous pensons qu’elle sera grave », a déclaré à la presse Majdi Dheir, haut responsable de la santé à Gaza.

Selon Dheir, le Gazaoui infecté n’avait pas voyagé récemment en dehors de l’enclave, ce qui signifie que le variant a probablement déjà dépassé leur capacité à le contenir.

« Cela signifie que la souche est ici et se propage à Gaza en ce moment même », a déclaré M. Dheir.

En Cisjordanie, les responsables sanitaires de l’Autorité palestinienne (AP) ont identifié 23 cas du variant Omicron. Cependant, ni la Cisjordanie ni Gaza n’ont encore connu une augmentation correspondante aux cas actifs, qui tournent autour de 4 000 depuis quelques semaines.

La souche Omicron a provoqué une recrudescence des infections dans le monde entier, entraînant la suspension des vols et le renforcement des restrictions sur les rassemblements. Israël a fermé son aéroport fin novembre pour tenter de ralentir la propagation, mais a néanmoins constaté une augmentation de 25 % du nombre de personnes gravement malades au cours des derniers jours.

Un agent de santé palestinien prélève des échantillons pour le coronavirus dans un centre de santé à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 4 février 2021. (Abed Rahim Khatib/Flash90)

La bande de Gaza est l’un des endroits les plus densément peuplés de la planète. Depuis 2007, l’enclave est dirigée par le groupe terroriste Hamas. Israël et l’Égypte bloquent Gaza pour tenter de contenir le Hamas, qui cherche ouvertement à détruire Israël.

Selon le ministère de la santé dirigé par le Hamas, 189 837 Gazaouis ont été infectés par le coronavirus depuis le début de la pandémie. Les experts estiment que le chiffre réel est beaucoup plus élevé, car les capacités de dépistage de Gaza sont faibles. 1 691 personnes seraient décédées, selon les chiffres officiels.

Près de deux ans après le début de la pandémie, seuls 27 % des habitants de Gaza ont été vaccinés. Les experts de la santé dans l’enclave attribuent ces faibles chiffres aux fausses théories de conspiration largement répandues sur les effets secondaires potentiels du vaccin.

Les responsables palestiniens, tant dans la bande de Gaza qu’en Cisjordanie, ont cherché à encourager la vaccination par divers moyens. Dans la bande de Gaza, le Hamas a obligé les personnes occupant des emplois en contact avec le public – comme les restaurants, les tribunaux et les ministères – à se faire vacciner.

« Maintenant, pour entrer dans les universités, il faut être vacciné ; pour travailler comme chauffeur de taxi ou dans un bureau gouvernemental, il faut être vacciné. Cela a mis fin à l’hésitation des gens », a déclaré l’ancien ministre de la santé de l’Autorité palestinienne, Jawad al-Tibi, au Times of Israel fin octobre.

Une infirmière prépare une injection du vaccin Pfizer contre le coronavirus dans une clinique de la ville de Gaza, le 21 mars 2021. (Adel Hana/AP)

Le ministère de l’Éducation de Gaza, dirigé par le Hamas, a annoncé dimanche que tous les élèves du secondaire – en cinquième, quatrième et troisième – seraient vaccinés à l’école. Toute personne s’opposant à la vaccination de ses enfants doit déposer une pétition officielle, a indiqué le ministère dans un communiqué.

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