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Racisme/Allemagne : Dissolution d’une unité des forces spéciales

Des images d'Hitler, de croix gammées et des insultes envers les demandeurs d’asile ont été échangées sur des groupes de discussion en ligne

Illustration : Des manifestants brandissent des drapeaux allemands à un rassemblement du mouvement de droite "Pro Chemnitz", du parti d'extrême-droite AfD et du parti anti-islam Pegida à Chemnitz, le 1 septembre 2018. (Crédit : AFP PHOTO / John MACDOUGALL)
Illustration : Des manifestants brandissent des drapeaux allemands à un rassemblement du mouvement de droite "Pro Chemnitz", du parti d'extrême-droite AfD et du parti anti-islam Pegida à Chemnitz, le 1 septembre 2018. (Crédit : AFP PHOTO / John MACDOUGALL)

L’unité des forces spéciales de la police de Francfort, en Allemagne, va être dissoute après la mise au jour de groupes de discussion diffusant de la propagande néo-nazie, ont annoncé jeudi les autorités régionales.

« La conduite inacceptable de plusieurs agents et de leurs supérieurs » au sein des commandos d’intervention spéciaux (SEK) du Land de Hesse « a rendu sa dissolution totale nécessaire », a déclaré le ministre de l’Intérieur de cette région de l’Ouest de l’Allemagne, Peter Beuth (CDU).

Une équipe d’experts est chargée d’organiser la restructuration de l’unité d’élite.

Le parquet avait annoncé la veille soupçonner vingt personnes, dont 18 membres des forces spéciales de Francfort, d’être impliquées dans ces forums de discussions, actifs entre 2016 et 2019.

Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, des images d’Hitler, de croix gammées et des insultes envers les demandeurs d’asile ont été échangées sur ces groupe en ligne.

Le chef de la police, Stefan Müller, a rappelé jeudi que « des exigences morales particulière » sont attendues de la part de ces professionnels. « Ceux qui ne satisfont pas à l’ensemble de ces exigences n’ont rien à faire dans ces unités », a-t-il déclaré.

Plusieurs scandales de ce type ont secoué ces derniers mois la police allemande, ainsi que l’armée, entraînant des mises à pied et des réorganisations internes.

En octobre, les services de renseignements dénombraient quelque 377 cas d’extrémistes de droite dans les forces de sécurité, dont 319 dans la police, soit une petite minorité au sein des 300 000 membres des forces de l’ordre. Ces données portent sur la période allant de janvier 2017 à mars 2020.

En Allemagne, la porosité entre l’extrême droite et une partie de la police est avérée. Le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) est ainsi le groupe au Bundestag qui compte dans ses rangs le plus d’agents de police – 5 sur 89.

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