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Rejet de la plainte pour abus contre Sara Netanyahu

La Cour a débouté la plaignante en raison de l'insuffisance de preuves et rappelé les limites de la protection des droits des travailleurs

Sara Netanyahu quitte la cour des magistrats de Jérusalem, le 16 juin 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Sara Netanyahu quitte la cour des magistrats de Jérusalem, le 16 juin 2019 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Un tribunal du travail a rejeté mercredi la plainte pour abus déposée par une femme employée comme agent d’entretien par Sara Netanyahu, à la résidence du Premier ministre au moment des faits.

Le tribunal du travail du district de Jérusalem a statué que la version des événements de Shira Raban n’était pas fiable et ne permettait pas de prouver qu’il y avait eu comportement abusif de la part de Sara Netanyahu lorsqu’elle travaillait comme femme de ménage pour l’épouse du Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu.

Le tribunal a estimé que l’affirmation de Raban selon laquelle les abus présumés s’étaient poursuivis sur une longue période n’a pas pu être établie, principalement en raison de la brièveté de la mission de la plaignante. La défense a par ailleurs fourni la preuve qu’elle et l’épouse du Premier ministre de l’époque ne s’étaient jamais trouvées seules au même étage.

En dépit du rejet des poursuites, le tribunal a décidé, pour tenir compte de la situation financière de la demanderesse, de ne pas la contraindre au paiement des frais de justice.

Dans leur verdict, les juges ont indiqué que, si la défense juridique des conditions de travail devait être assurée, elle n’était pour autant pas sans limite.

« Bien que la prise en compte croissante de ces considérations doive être saluée, compte tenu de l’importance qu’elles revêtent pour la protection des droits des travailleurs et l’édictions de normes appropriées à un environnement de travail respectueux et de conditions de travail de qualité, il convient de rappeler que ces considérations ne sont pas exemptes de limites », peut-on lire dans le verdict.

Shira Raban, ancienne femme de ménage de la résidence du Premier ministre à Jérusalem, à la cour des prud’hommes de Jérusalem, le 11 juin 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Répondant au jugement, Netanyahu a dit avoir payé un prix « insupportable » pour ces quatre années de conflit judiciaire.

« Après d’innombrables articles ou reportages d’information qui ont entraîné quatre années de diffamation du sang, le tribunal vient de réfuter aujourd’hui les accusations lancées par Shira Raban à tous les niveaux », a dit le communiqué émis par l’ancienne première dame. « Le prix payé par Sara Netanyahu est insupportable. Qui lui rendra donc sa bonne réputation et qui s’excusera pour les calomnies malveillantes présentées sous la forme de vérités absolues aux citoyens Israéliens ? »

Dans un post publié sur Facebook, son mari, Benjamin Netanyahu, a déclaré que ce jugement « marque le point final d’un chapitre scandaleux, parmi tant d’autres, dans la campagne de calomnie mensongère lancée à l’encontre de Sara Netanyahu ».

Sara Netanyahu était poursuivie en justice par Raban, qui avait travaillé comme agent d’entretien à la résidence officielle de Jérusalem pendant un mois, en 2017 – soit un total de 20 jours.

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