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Retailleau craint que le plan contre l’antisémitisme soit « une incantation »

"Trop souvent on a baissé le pavillon", a déploré le président du groupe LR au Sénat

Le chef du groupe LR au Sénat français Bruno Retailleau au Conseil national des partis républicains (LR), le 27 janvier 2018 à Paris (Crédit : PHOTO AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT)
Le chef du groupe LR au Sénat français Bruno Retailleau au Conseil national des partis républicains (LR), le 27 janvier 2018 à Paris (Crédit : PHOTO AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT)

Le plan du gouvernement contre l’antisémitisme ne devra pas être seulement « une incantation », alors que la montée de l’antisémitisme est « absolument claire », a affirmé jeudi le président du groupe LR au Sénat Bruno Retailleau, disant attendre la réponse d’Emmanuel Macron sur le communautarisme.

« J’attends que ce plan ne soit pas seulement une incantation », car « trop souvent on a baissé le pavillon », a déclaré M. Retailleau sur RTL, après l’agression à Sarcelles d’un garçon de huit ans de confession juive qui portait une kippa.

« Je crois qu’il y a en parallèle de la montée du communautarisme cette montée en même temps de l’antisémitisme. C’est absolument clair. Et il faut aussi nommer les choses. Quand on ne peut plus enseigner la Shoah dans certains quartiers, dans certaines classes on a les racines. Dans la radicalisation, notamment la radicalisation islamique, on a cette racine-là », a-t-il ajouté.

Tout en jugeant que « nous avons échoué à faire qu’un certain nombre de populations assimilent nos valeurs », il a estimé qu' »il faut que la République arrête de s’excuser ».

« Quand on a voulu par exemple expliquer les attentats et ceux qui les commettaient par des propos sociaux en disant ‘mais vous savez c’est les grands perdants’. Il faudrait que la France batte sa coulpe en disant qu’elle l’a produit elle-même ? », a-t-il interrogé.

« Sur le communautarisme, j’attends très clairement la réponse d’Emmanuel Macron », a-t-il poursuivi.

Interrogé pour savoir s’il y avait une ambiguïté du président de la République sur cette question, M. Retailleau a répondu : « Oui, il y a une ambiguïté lorsqu’à Marseille, devant une assemblée de Français, il a dit ‘je vois des Algériens, je vois des Marocains, etc.’ Pourtant c’était des Français sans doute. C’est-à-dire qu’il catégorisait en fonction de la couleur de peau. C’était le candidat Emmanuel Macron. Maintenant j’attends les actes ».

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