Retour sur l’Histoire : Robert Badinter contre la peine de mort
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Retour sur l’Histoire : Robert Badinter contre la peine de mort

Le 17 septembre 1981 Robert Badinter demande à l'Assemblée nationale au nom du gouvernement l'abolition de la peine de mort

"Je fais confiance à l’amour de la justice et de la raison du peuple d’Israël" affirme l'ancien ministre socialiste de la Justice Robert Badinter, ici à Paris, le 25 novembre 2013. (Crédit : Eric Feferberg/AFP)
"Je fais confiance à l’amour de la justice et de la raison du peuple d’Israël" affirme l'ancien ministre socialiste de la Justice Robert Badinter, ici à Paris, le 25 novembre 2013. (Crédit : Eric Feferberg/AFP)

« Nous sommes en septembre 1981, François Mitterrand vient d’être élu président de la République. Dans les prisons françaises, à ce moment, 8 détenus attendent la mort, » raconte France-Inter qui a décidé cet été de diffuser les grands discours qui ont changé l’Histoire.

Le 17 septembre 1981, Robert Badinter alors Garde des Sceaux du gouvernement de Pierre Mauroy, François Mitterrand étant alors président de la République, prend la parole au perchoir de l’Assemblée nationale : « Mr le président, messieurs et mesdames les députés au nom du gouvernement de la République, j’ai l’honneur de demander à l’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort en France ».

Deux jours d’intenses débats plus tard, l’Assemblée nationale vote par 363 voix contre 117 l’abolition de la peine de mort. Le discours de l’habile orateur qu’est l’avocat Robert Badinter y est pour beaucoup.

Robert Badinter est né à Paris en 1928 de parents juifs provenant de Bessarabie, du nom d’une ancienne province roumaine. Son père est arrêté par la Gestapo à Lyon le 9 février 1943, lors de la rafle de la rue Sainte Catherine. Il sera déporté au camp de Drancy avant d’être emmené au camp d’extermination de Sobibor.

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