Service des Haredim : Lapid fustige Netanyahu et Bismuth pour la « farce honteuse » du texte
Des rabbins influents ont été enregistrés se targuant que cette loi controversée n'entraînerait pas d'augmentation des enrôlements et ne servirait qu'à gagner du temps

Le chef de l’opposition Yaïr Lapid a mis au défi lundi le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, Boaz Bismuth, de justifier leur soutien continu au projet de loi sur la conscription des Haredim, après que des rabbins ultra-orthodoxes de haut rang ont été enregistrés en train de se vanter que cette législation controversée n’entraînerait pas d’augmentation des enrôlements et ne servirait qu’à retarder tout changement réel.
« Pourquoi continuez-vous cette farce honteuse après que les enregistrements des rabbins ont révélé qu’il s’agissait d’une fraude totale ? », a-t-il demandé lors d’une conférence de presse précédant la réunion hebdomadaire de son parti Yesh Atid à la Knesset.
« Qui trompez-vous ? Vous avez été démasqués. Tout le monde le sait. La partie est terminée. »
Dans ces enregistrements, plusieurs dirigeants rabbiniques influents, affiliés aux partis ultra-orthodoxes de la Knesset, déclarent en effet ouvertement qu’ils n’ont pas l’intention d’autoriser les jeunes ultra-orthodoxes à s’enrôler dans l’armée israélienne.
« À la Knesset israélienne, il n’y a pas seulement 61 membres qui s’opposent à cette loi, il y en a 71, voire 81. Ils doivent simplement faire preuve de courage, décider qu’ils ne sont pas prêts à tromper les combattants, ni les familles endeuillées, ni eux-mêmes », a déclaré Lapid.
« Cette loi ne sera pas adoptée, car il y a une limite. Nous l’arrêterons et il y aura une véritable loi sur la conscription. Quiconque ne s’enrôle pas ne recevra pas un seul shekel de l’État », a-t-il martelé.
« Nous leur couperons les vivres et vous verrez à quelle vitesse ils s’enrôleront. »
Dans ces enregistrements diffusés par la chaîne N12, le rabbin Moshe Hillel Hirsch, directeur de la yeshiva de Slabodka et membre du Conseil des Sages de la Torah de Degel HaTorah, affirme effectivement que cette loi vise à retarder tout changement réel plutôt qu’à influencer fondamentalement les modes d’enrôlement.
« À terme, la loi sera abrogée après quelques années, mais nous aurons gagné du temps », affirme-t-il.
On entend également le rabbin Dov Lando, chef spirituel de Degel HaTorah, s’exprimer de manière encore plus directe sur la législation, en réponse à un visiteur qui lui rend visite chez lui et semble exprimer son inquiétude au sujet du projet de loi.
« Ce qu’ils disent est absurde. Cela n’arrivera pas. Nous n’irons pas à l’armée », déclare Lando.
« Personne n’ira à l’armée. »







