Sharren Haskel, la 30e femme députée à la Knesset
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Sharren Haskel, la 30e femme députée à la Knesset

Remplaçant Danny Danon, en partance vers l'ONU, cette membre du Likud née au Canada emmène l’assemblée vers son plus haut niveau de représentation féminine

L'affiche de campagne de Sharren Haskel, nouvelle député à la Knesset
L'affiche de campagne de Sharren Haskel, nouvelle député à la Knesset

Alors que Danny Danon  a été nommé ambassadeur d’Israël aux Nations Unies ce vendredi, Sharren Haskel, une membre du Likud d’origine canadienne et âgée de 31 ans, devrait être désignée pour le remplacer à la Knesset.

L’arrivée de Haskel à la Knesset marquera le nombre le plus élevé de tous les temps de législateurs féminins à la Knesset (30 députés sur 120 soit une proportion de 25 %). Son entrée permet à Israël de gagner quatre places au classement mondial de la représentation des femmes dans un gouvernement national, devenant ainsi le 62e Etat, comme le signalait la Deuxième chaîne.

« Je félicite le ministre Danny Danon pour sa nomination comme ambassadeur d’Israël à l’Organisation des Nations unies et je me réjouis que cela me permette de servir les citoyens israéliens à la Knesset, » a annoncé Haskel sur Facebook.

Haskel était 31e sur la liste du parti Likud aux élections de mars et avait raté son inclusion à la Knesset d’un seul siège.

Haskel a immigré en Israël depuis le Canada à l’âge d’un an. Elle a servi comme officier de la police des frontières et a été le commandant de la première femme bédouine soldat de combat, comme elle l’a raconté dans une interview avec le site Likudnik en décembre.

Elle a étudié actuellement en premier cycle d’un cursus en relations internationales et sciences politiques à Open university, et a travaillé comme infirmière vétérinaire.

Dans la même interview, Haskel partageait certaines de ses positions concernant le conflit israélo-palestinien, qui coïncident en grande partie avec celles du chef du parti, le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Nous devons gagner le calme politique afin de faire face aux enjeux économiques, sociétaux et aux intérêts nationaux, » disait-elle avant les élections de mars.

« Malheureusement, les Palestiniens ne sont pas encore prêts ou préparés à un accord de paix qui constituerait un accord permanent, [et] vous ne pouvez pas les forcer à un accord comme les [dirigeants de l’Union sioniste] Tzipi [Livni] et [Isaac Herzog] le souhaitent, car ils ne l’honoreront tout simplement pas ».

Sharren Haskel (Crédit : Facebook)
Sharren Haskel (Crédit : Facebook)

« La menace d’un Etat terroriste est réelle, puisqu’il existe déjà dans la bande de Gaza, » assure-t-elle, se référant à l’enclave côtière palestinienne dirigée par l’organisation terroriste palestinienne du Hamas. Haskel a réitéré le refrain de Netanyahu selon lequel il n’y avait pas de partenaire de négociations pour la paix au sein de la direction palestinienne.

Elle affirme également que dans tout futur accord, Israël ne pourra céder la vallée du Jourdain ou les blocs d’implantations à un Etat palestinien « en aucune circonstance », au motif que « ce serait mettre en danger la sécurité de l’Etat ».

Au cours des dernières réunions du parti Likud, Haskel a défendu des causes environnementales, comme le rapportait Maariv, donnant une conférence à la Knesset sur le ruissellement des eaux usées palestiniennes polluant les cours d’eau de Cisjordanie.

« Je suis une militante écologiste, » assurait-elle au journal. « Je me suis exprimée à l’occasion de la fête de la Journée de l’environnement et j’ai reçu l’assurance de la part de tous les députés qu’ils se mobiliseraient sur cette question ».

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