Shasha-Biton : le confinement, une mesure clairement « politique »
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Shasha-Biton : le confinement, une mesure clairement « politique »

"Je n'arrive pas à trouver une seule raison pour justifier un nouveau confinement alors que nous n'avons même pas encore levé entièrement le deuxième," a-t-elle affirmé

Yifat Shasha-Biton, membre de la Knesset, assiste à la commission de l'éducation, de la culture et des sports, le 15 juillet 2019. (Hadas Parush/Flash90)
Yifat Shasha-Biton, membre de la Knesset, assiste à la commission de l'éducation, de la culture et des sports, le 15 juillet 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Yifat Shasha-Biton, membre du parti Tikva Hadasha et fervente critique de la politique gouvernementale qui vise à lutter contre le coronavirus, a affirmé que le confinement national qui débute ce dimanche n’était pas nécessaire « et clairement politique ».

Lors d’un entretien diffusé samedi soir par la Douzième chaîne, il a été demandé à Shasha-Biton, ex-membre du Likud qui a déserté les rangs de sa formation pour rejoindre le nouveau parti de droite fondé par Gideon Saar il y a deux semaines, si le confinement était nécessaire.

« La réponse est non, absolument pas », a-t-elle répondu. « Ce confinement est clairement politique. Je n’arrive pas à trouver une seule raison pour justifier un nouveau confinement alors que nous n’avons même pas encore levé entièrement le deuxième ».

Les deux confinements précédents – imposés au mois d’avril et au mois de septembre – sont parvenus à faire baisser les taux d’infection mais la morbidité est repartie en flèche avec l’assouplissement des directives.

Des employés du secteur de la santé prélèvent des échantillons pour des tests de dépistage au coronavirus à Modiin, le 24 décembre 2020. (Crédit : Yossi Aloni/Flash90)

« Dans d’autres pays, on a fait différemment et dans la période qui a séparé les confinements, on a autorisé une sorte de retour à la normale et les lieux culturels ont rouvert. Il n’y a pas de raison logique expliquant pourquoi le monde culturel est resté fermé pendant de si long mois », a-t-elle continué.

Suite à la formation du nouveau gouvernement, au mois de mai, Shasha-Biton avait été nommée à la tête de la commission Corona à la Knesset. Elle avait alors renversé et critiqué un certain nombre de restrictions décidées par le gouvernement dans la lutte contre le coronavirus. Sa décision de résister au Premier ministre avait hérissé Netanyahu et ses alliés qui avaient ultérieurement ôté le pouvoir accordé au panel de députés pour renverser les mesures gouvernementales.

Shasha-Biton a rejoint début décembre le nouveau parti du rival de Netanyahu, Gideon Saar en amont des élections de mars 2021 – le quatrième scrutin en deux ans.

Le confinement sera en vigueur pendant au moins deux semaines. Plus de 3 000 cas sont diagnostiqués chaque jour en Israël. Les amendes venant sanctionner la violation des règles seront de 500 shekels.

Dès dimanche à 17 heures, le confinement empêchera les Israéliens de se rendre les uns chez les autres. Il leur sera interdit de quitter un périmètre d’un kilomètre autour de leurs habitations avec des exceptions – parmi lesquelles se faire vacciner.

Une citoyenne israélienne se fait vacciner la COVID-19 au centre de vaccination Maccabi à Tel Aviv, le 22 décembre 2020. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Les commerces seront fermés, sauf ceux qui vendent des produits dits « essentiels » ; les structures de loisirs et autres divertissements baisseront le rideau ; les transports publics seront réduits à 50 % de leurs capacités et les lieux de travail qui n’accueillent pas le public fonctionneront également à une capacité de 50 %.

Les jardins d’enfants et certaines classes – CP, CM1 et Première et Terminale – pourront se rendre dans leurs établissements scolaires. Les classes du CM2 à la Seconde reprendront l’enseignement à distance.

Le gouvernement a renforcé la campagne de vaccination.

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