Tariq Ramadan: L’université de Fribourg précise son statut d’enseignant
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Tariq Ramadan: L’université de Fribourg précise son statut d’enseignant

Alors qu'il se présentait "professeur de philosophie et d’islamologie à l’Université de Fribourg" cette dernière précise qu'il était "chargé de cours"

Tariq Ramadan (Crédit : capture d’écran YouTube)
Tariq Ramadan (Crédit : capture d’écran YouTube)

Le piédestal de Tariq Ramadan n’en finit pas de s’effriter sous le poids des accusations de viols et d’usurpation de titre universitaire.

L’université de Fribourg, avec qui Tariq Ramadan a collaboré de 1997 à 2004, a tenu à apporter des précisions sur son statut au sein de l’institution où il a donné un cours d’introduction à l’islam.

« C’est un article publié le 10 novembre par le site d’investigation Mondafrique qui va attirer l’attention du Grand Conseil », explique Le Temps. « L’enquête pointe du doigt le fait qu’au début des années 2000, Tariq Ramadan se présentait régulièrement à l’étranger, notamment lorsqu’il adressait des chroniques au journal Le Monde, comme « professeur de philosophie et d’islamologie à l’Université de Fribourg », titre qu’il n’a jamais eu. Cette « carte de visite biaisée » lui permettait de se faire passer pour le titulaire d’une chaire universitaire suisse. »

« Le gouvernement précise les chargés de cours ne font pas partie du ‘corps universitaire légalement constitué' », continue le journal suisse.

Mi-avril en Suisse,  Tariq Ramadan a fait face à une nouvelle accusation de viol, toujours en Suisse, rapportait alors la Tribune de Genève.

Une Suissesse, dont l’identité n’a pas été révélée, a demandé à la justice helvétique de poursuivre M. Ramadan, 55 ans, pour l’avoir violée et retenue contre son gré pendant plusieurs heures dans une chambre d’hôtel de Genève en 2008, précise le quotidien.

Contacté par l’AFP, l’avocat de cette femme, Me Romain Jordan, a confirmé qu’une plainte avait été déposée, mais s’est refusé à tout autre commentaire dans l’immédiat.

Citoyen suisse et égyptien, Tariq Ramadan, professeur à l’université britannique d’Oxford et petit-fils du fondateur du mouvement terroriste des Frères musulmans, a été inculpé en février à Paris pour viol et viol sur personne vulnérable, et placé en détention.

Il nie toutes ces accusations.

Sa nouvelle accusatrice en Suisse, une femme convertie à l’islam qui avait une quarantaine d’années à l’époque des faits, a indiqué dans son témoignage long de 13 pages qu’elle avait à l’époque des difficultés familiales, et avait cherché le soutien moral de ce professeur, selon le journal.

Après avoir fait sa connaissance à l’occasion de la signature d’un livre à Genève en 2008, elle avait commencé à correspondre avec lui via les réseaux sociaux.

M. Ramadan aurait ensuite profité d’une invitation à prendre un café pour l’attirer dans sa chambre d’hôtel, où il l’aurait violée et retenue pendant des heures contre son gré. « J’ai eu peur de mourir. J’étais terrifiée et paralysée », raconte-t-elle dans son témoignage, cité par le quotidien.

La victime présumée explique qu’elle était trop effrayée à l’époque pour aller porter plainte, mais qu’elle y a été encouragée par les dépôts de plainte récents pour agression sexuelle à l’encontre de M. Ramadan.

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