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Tel Aviv : Une manifestation anti-gouvernement et une pour la libération des otages

Des anti-gouvernement ont interrompu le rassemblement "Place des Otages", organisé par le Forum des familles des otages et disparus et ont appelé la foule à les rejoindre

Des manifestants anti-gouvernement rassemblés, sur la place Habima, à Tel Aviv, le 20 janvier 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)
Des manifestants anti-gouvernement rassemblés, sur la place Habima, à Tel Aviv, le 20 janvier 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)

Une manifestation anti-gouvernement mettant en avant les discours des membres des familles d’otages a démarré samedi soir place Habima, à Tel Aviv.

Avant que les orateurs ne montent sur scène, une parodie de « The Sound of Silence » appelant à la démission du gouvernement israélien actuel a été diffusée pour les manifestants sur l’écran géant faisant face à la foule.

Le premier orateur de la manifestation, Shirel Hogeg, a déclaré au public qu’ils appartenaient à « la génération de la victoire » et que le Premier ministre Benjamin Netanyahu « faisait de la politique avec des médicaments pour les otages », faisant allusion aux informations selon lesquelles le Premier ministre aurait dissimulé les détails de l’accord conclu avec le Qatar pour fournir des médicaments aux otages retenus dans la bande de Gaza.

Une petite altercation au cœur de la manifestation, impliquant un contre-manifestant qui est tombé par terre et qui a hurlé sur les personnes présentes, les qualifiant de « haineux d’Israël », a interrompu sa montée sur scène.

Cependant, la plupart des contre-manifestants sont restés en marge de la manifestation.

Yifat Calderon, la cousine d’Ofer Calderon, l’un des 132 otages toujours détenus à Gaza, s’est par la suite adressée à la foule, appelant le gouvernement à « arrêter les combats, à payer le prix » pour les otages.

Des manifestants protestant contre un rassemblement anti-guerre, à Haïfa, le 20 janvier 2024. (Crédit : Canaan Lidor/Times of Israel)

« C’est le moment d’utiliser tout notre pouvoir pour sauver les civils qui vivent l’enfer, et c’est seulement par chance que nous ne sommes pas à leur place », a-t-elle affirmé à la foule. Elle a été rejointe par des cris appelant à de nouvelles élections législatives.

Puis, la foule a quitté Habima, certains se dirigeant ensuite vers le rassemblement sur la « Place des Otages », organisé par le Forum des familles des otages et disparus.

Là-bas, le rappeur juif américain Matisyahu a donné le coup d’envoi de ce rassemblement hebdomadaire pour le retour des otages.

« Vous aurez ma voix et je ne penserai qu’au retour des otages », a déclaré Matisyahu, de son vrai nom Matthew Paul Miller, aux milliers de personnes rassemblées.

Le rappeur juif américain Matisyahu se produisant lors du rassemblement hebdomadaire pour la libération des otages de Tel Aviv, le 20 janvier 2024. (Crédit : Capture d’écran ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Il a interprété une chanson sur l’antisémitisme comportant de nombreuses allusions à la Shoah, suivie de son célèbre tube « One Day ».

Le rassemblement de cette semaine, le quinzième depuis le 7 octobre, était réparti entre Tel Aviv et Césarée, près de la résidence privée de Netanyahu, où un certain nombre de proches d’otages de Gaza ont campé vendredi soir pour la première fois afin de faire pression sur le gouvernement pour qu’il fasse davantage pour ramener les otages restés à Gaza.

Les rassemblements, organisés par le Forum des familles des otages et disparus, ont fait intervenir des orateurs qui demandaient la fin des combats à Gaza et un échange avec le groupe terroriste palestinien du Hamas pour le retour des otages. Le Hamas exigerait un cessez-le-feu comme condition préalable à tout accord.

Le rassemblement de Tel Aviv a retransmis la manifestation de Césarée, où des personnes criaient dans des mégaphones « Un accord, Achshav [maintenant] ! »

Carmit Palty Katzir tenant un poster de son frère Elad alors que des parents et des amis d’otages sont assis dans une rue devant la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, à Césarée, le 20 janvier 2024. (Crédit : Leo Correa/AP Photo)

La vie ressemble à la mort pour Shira Albag, a-t-elle déclaré ce soir à des milliers de personnes sur la place des otages de Tel Aviv.

Les pensées de sa fille Liri Albag, 18 ans, retenue en otage à Gaza, « ne me quittent jamais ». « Je me réveille vivante et je me couche en me sentant morte », a-t-elle déclaré.

Il y a deux semaines, des images de Liri et de trois autres femmes en captivité ont été diffusées par le Hamas. « Il m’a fallu un certain temps pour la reconnaître, pour comprendre que cette fille au sweat-shirt bleu était ma fille », a expliqué Shira à propos de sa fille de 18 ans.

Liri Albag, prise en otage par les terroristes du Hamas le 7 octobre 2023. (Crédit : Autorisation)

« Si pour moi c’est dur, à quel point c’est dur pour elle ? Elle m’appelle au secours, je l’entends appeler à l’aide, sans personne pour la protéger et la serrer dans ses bras. Mais il y a des gens qui peuvent la sauver, et nous pouvons faire en sorte que cela arrive », a affirmé Shira, faisant référence au gouvernement et aux pressions exercées pour qu’il conclue un accord en vue de la libération des otages.

Dans une vidéo diffusée au rassemblement sur la « Place des Otages » à Tel Aviv, la représentante démocrate américaine et juive Debbie Wasserman Schultz, de la 25e circonscription électorale de Floride, a elle déclaré aux familles des plus de 130 otages détenus à Gaza qu’elle priait et œuvrait pour leur libération.

« Sachez que l’Amérique est à vos côtés. Je travaille au Congrès, dans mon pays et à l’étranger, pour faire tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’ils rentrent chez eux maintenant. » « Et aux femmes qui ont été soumises à des violations inimaginables le 7 octobre : je suis avec vous, je vous crois et je me battrai pour vous », a affirmé Wasserman Schultz. « Am Yisrael Chaï [Le peuple d’Israël vit] », a-t-elle ajouté.

Des manifestants anti-gouvernement ont interrompu le rassemblement sur la « Place des Otages » à Tel Aviv, organisé par le Forum des familles des otages et disparus. Ils ont appelé les personnes présentes au rassemblement appelant à la libération des otages à les rejoindre.

« Venez rejoindre la marche, de Shaul HaMelech vers Begin ! Si vous voulez tout faire pour les otages, rejoignez la marche », a crié l’un des manifestants à l’aide d’un mégaphone. Un membre du Forum des familles des otages et disparus l’a interrompu : « Bravo à toi mon ami, mais tu déranges les autres. » L’interaction s’est transformée en une brève confrontation entre les deux manifestations. Les autres manifestants anti-gouvernement ont ensuite marché le long de la rue Kaplan.

À Césarée, s’exprimant près de la résidence privée du Premier ministre, Mor Shoham a elle déclaré que « 136 cercueils ne sont pas une image de victoire ». Son frère Tal a été pris en otage par des terroristes du Hamas le 7 octobre au kibboutz Beeri.

Tal Shoham avec sa fille Yahel. (Crédit : Autorisation)

« Alors que nous sommes ici, les femmes sont maltraitées, tous les otages sont privés de nourriture et de lumière du jour. Je veux demander au cabinet de guerre : Qu’attendez-vous ? Nous voulons connaître votre plan », a demandé Shoham.

Chen Goldstein-Almog, qui a été enlevée le 7 octobre au kibboutz de Kfar Aza et qui a été relâchée en même temps que ses enfants lors de la trêve fin novembre, a elle parlé de la situation critique des femmes en captivité. Elles sont « blessées émotionnellement et physiquement », a rappelé Goldstein-Almog.

Six membres de la famille Goldstein-Almog du kibboutz Kfar Aza ; de gauche à droite : Agam, 17 ans, Gal, 11 ans, Nadav (décédé), Chen, 48 ans, Tal, 11 ans et Yam (décédée). Quatre membres ont été libérés le 26 novembre 2023. (Crédit : Autorisation)

« Je ne cesse de me demander si nous en faisons assez pour les ramener », a-t-elle ajouté. Le Hamas détiendrait encore 14 femmes en otage.

Le mari de Goldstein-Almog et sa fille aînée, Yam, âgée de 20 ans, ont été assassinés le 7 octobre.

Hagit Peer, directrice de l’association de défense des droits des femmes Na’amat, a appelé à un accord avec le Hamas et condamne les associations féministes internationales pour ne pas s’être élevées contre les actes de viols et de violences sexuelles perpétrés contre les femmes par les terroristes du Hamas le 7 octobre, et probablement par la suite. « C’est #metoo, sauf si vous êtes Juive », a déclaré Peer à Césarée.

Outre les otages capturés le 7 octobre, le Hamas détient également les corps d’Oron Shaul et Hadar Goldin, soldats de Tsahal tombés au combat en 2014, ainsi que de deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui sont tous deux considérés comme vivants après être entrés dans la bande de Gaza de leur propre chef en 2014 et 2015.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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