« Totalement inacceptable »: L’UE condamne Rouhani qui qualifie Israël de « cancer »
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« Totalement inacceptable »: L’UE condamne Rouhani qui qualifie Israël de « cancer »

Dans son communiqué, le bloc réaffirme son "engagement fondamental en faveur de la sécurité d'Israël" ; le chancelier autrichien condamne les propos du président iranien

Sur cette photo publiée sur le site officiel du bureau de la présidence iranienne, le président Hassan Rouhani assiste à une conférence annuelle sur l'unité islamique à Téhéran, Iran, le 24 novembre 2018. (Crédit : bureau de la présidence iranienne via AP)
Sur cette photo publiée sur le site officiel du bureau de la présidence iranienne, le président Hassan Rouhani assiste à une conférence annuelle sur l'unité islamique à Téhéran, Iran, le 24 novembre 2018. (Crédit : bureau de la présidence iranienne via AP)

L’Union européenne (UE) a condamné dimanche les propos du président iranien Hassan Rouhani, qui a qualifié Israël de « tumeur cancéreuse » créée par les pays occidentaux pour promouvoir leurs intérêts au Moyen Orient, en les qualifiant de « totalement inacceptable ».

« Les propos du président Rouhani remettant en question la légitimité d’Israël sont totalement inacceptables », a déclaré un porte-parole de l’UE dans un communiqué officiel. « Ils sont également incompatibles avec la nécessité de régler les différends internationaux par le dialogue et le droit international ».

« L’Union européenne réaffirme son engagement fondamental en faveur de la sécurité d’Israël, notamment en ce qui concerne les menaces actuelles et émergentes dans la région », a déclaré le groupe de 28 nations.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz a également condamné Rouhani samedi, assimilant ses propos à de l’antisémitisme.

« Je condamne fermement les récentes déclarations inacceptables du Président Rouhani concernant Israël. Il est totalement inacceptable que le droit à l’existence d’Israël soit remis en question ou que la destruction d’Israël soit réclamée », a-t-il écrit sur Twitter.

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz et le président iranien Hassan Rouhani (à gauche) donnent une conférence de presse conjointe à la Chancellerie de Vienne le 4 juillet 2018. (AFP Photo/Alex Halada)

« En raison de notre responsabilité historique, la lutte décisive contre toutes les formes d’antisémitisme et le soutien à Israël sont particulièrement importants pour nous. Pour l’Autriche, la sécurité d’Israël n’est pas négociable », a ajouté M. Kurz.

L’UE a fait preuve de prudence à l’égard de l’Iran alors qu’elle cherche à sauver l’accord nucléaire en péril avec Téhéran, après que les États-Unis s’y sont retirés plus tôt cette année et ont imposé de nouveau des sanctions.

Dans son allocution à la Conférence internationale sur l’unité islamique samedi, M. Rouhani a déclaré : « L’un des résultats inquiétants de la Seconde Guerre mondiale a été la formation d’une tumeur cancéreuse dans la région ».

Il a poursuivi en parlant d’Israël comme « d’un pseudo régime » instauré par les pays occidentaux.

Les dirigeants iraniens condamnent fréquemment Israël et prédisent sa disparition, mais Rouhani, qui est présenté comme un soi-disant modéré, utilise rarement ce genre de rhétorique.

La haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, et le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse au siège de l’UE à Bruxelles, le lundi 11 décembre 2017. (AP Photo/Virginia Mayo)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réagi le même jour en déclarant dans un communiqué qu’“Israël sait très bien comment se défendre contre le régime meurtrier iranien”.

« Les calomnies de Rouhani, qui prône la destruction d’Israël, prouvent une fois de plus pourquoi les nations du monde doivent se joindre aux sanctions contre le régime terroriste iranien qui les menace », a fait valoir le Premier ministre.

Dimanche, le Guide suprême iranien Ali Khamenei a déclaré qu’Israël est maintenant « plus faible » qu’il y a 10 ou 20 ans, énumérant un certain nombre de « défaites » militaires dont l’État juif a pâti dans le passé.

Dans un tweet, Khamenei a affirmé qu’Israël avait été vaincu par le Hezbollah lors de la Seconde Guerre du Liban en 2006, et qu’il avait été battu par le Hamas lors de l’opération Plomb durci de 2008, de l’opération Pilier de défense de 2012, ainsi que lors de récents actes de violence sur la frontière de Gaza.

Tous ces conflits se sont terminés avec une victoire revendiquée par les deux camps.

Khamenei qualifie régulièrement Israël de « cancer » dans la région, qui doit être éradiqué. Il a déjà qualifié Israël de « barbare », d’“infanticide” et de « sinistre, impur chien enragé de la région ». Récemment, il a accusé les « sionistes » pour les manifestations anti-gouvernementales qui ont eu lieu en Iran plus tôt cette année.

L’Iran soutient des organisations terroristes comme le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien qui sont résolus à la destruction d’Israël.

Netanyahu considère depuis longtemps l’Iran comme la plus grande menace pour Israël, pointant du doigt son programme nucléaire, ses appels à la destruction d’Israël et son soutien à des organisations terroristes.

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