‘Tout, tout de suite’ : le nouveau film sur le calvaire d’Ilan Halimi
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‘Tout, tout de suite’ : le nouveau film sur le calvaire d’Ilan Halimi

Réalisé par Richard Berry, le long-métrage revient sur l'enquête policière de l'affaire Ilan Halimi ponctué de flash-back

Ilan Halimi, enlevé et assassiné en 2006. (Crédit : autorisation de Stephanie Yin/JTA)
Ilan Halimi, enlevé et assassiné en 2006. (Crédit : autorisation de Stephanie Yin/JTA)

« Tout, tout de suite » réalisé par Richard Berry est un nouveau film qui revient sur l’affaire Ilan Halimi dont la sortie en salle est prévue le 11 mai prochain.

Dans ce film, Richard Berry adapte au cinéma le livre du même nom écrit par Morgan Sportès. Dans ce livre, l’auteur s’exerce à une vraie reconstitution des dialogues, de la démence et du parcours des assassins d’Ilan Halimi.

Richard Berry, réalisateur mais aussi acteur, s’attarde dans ce film sur l’enquête policière suite à la découverte du corps d’Ilan Halimi brûlé et torturé. A partir de cette découverte, le film fonctionne par flash-back entre le calvaire de la victime et le quotidien de ses bourreaux.

Richard Berry reconstitue à la fois l’enquête policière mais aussi le parcours du gang des barbares. A l’écran, il incarne le père d’Ilan Halimi. Stece Achiepo joue le rôle de Youssouf Fofana, Romane Rauss, le rôle de Zelda, l’appât, (qui a récemment fait l’objet d’un film – Éperdument) et Marc Ruchmann interprète Ilan Halimi.

Morgan Sportès, dans son livre, explique le passage à l’acte par la misère sociale et intellectuelle des membres du gang des barbares.

« Ces gens-là deviennent hyper-violents parce qu’ils sont intellectuellement limités. Ils sont sortis de l’école française qui ne marche plus, ont été aliénés par la télé française où ils ne voient que des conneries, leur culture se résume à Internet, ils n’ont rien dans le crâne et ne verbalisent rien, comme disent les psychiatres. La misère sociale, la misère intellectuelle, culturelle, c’est tout cela qui les a poussés à l’horreur, » explique l’auteur au Parisien.

Il s’agit du second film qui revient sur le calvaire infligé au jeune Ilan Halimi. En 2006, Alexandre Arcady avait réalisé « 24 jours », fondé sur les mémoires écrites par Ruth Halimi, la mère de la victime.

Il avait déclaré avoir été frappé par une phrase prononcée par Ruth Halimi. « Je veux que la mort de mon fils sonne l’alarme », dit-elle. L’actrice Zabou Breitman, qui joue Ruth Halimi, la murmure à la fin du film.

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