Troupes étrangères en Irak : qui reste, qui part ?
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Troupes étrangères en Irak : qui reste, qui part ?

Le Parlement irakien a demandé dimanche au gouvernement de "mettre fin à la présence des troupes étrangères", conduisant plusieurs pays à revoir leur présence dans le pays

Illustration : Les soldats américains dans le complexe de la base de Taji qui accueille les troupes irakiennes et américaines, le 29 décembre 2014. (Crédit : AFP / ALI AL-SAADI)
Illustration : Les soldats américains dans le complexe de la base de Taji qui accueille les troupes irakiennes et américaines, le 29 décembre 2014. (Crédit : AFP / ALI AL-SAADI)

Les forces de la coalition internationale anti-Etat islamique (EI) emmenée par les Etats-Unis, comptent actuellement plusieurs milliers de soldats stationnés en Irak.

Le Parlement irakien a demandé dimanche au gouvernement de « mettre fin à la présence des troupes étrangères », conduisant plusieurs pays à revoir leur présence dans le pays.

Le plus gros contingent de la coalition est américain (5 200 soldats). Il est déployé sur plusieurs bases dont la plus grande est la base aérienne d’Aïn al-Assad (ouest), ainsi que dans la capitale du Kurdistan irakien, Erbil, et à Bagdad, près de l’ambassade américaine.

La coalition compte en Irak entre autres 600 soldats italiens, 500 canadiens, 400 britanniques, 200 français et 120 allemands, ainsi que des milliers de sous-traitants civils.

Qui reste ?

Les Etats-Unis ne « quittent pas l’Irak », leur politique est inchangée, a assuré mardi le chef du Pentagone Mark Esper. « Notre politique n’a pas changé. Nous ne quittons pas l’Irak », a déclaré mardi le ministre américain de la Défense au cours d’une conférence de presse.

La France n’a « pas l’intention » de retirer ses militaires actuellement stationnés en Irak pour des missions de formation, a déclaré mardi à l’AFP une source gouvernementale. La France, membre de la coalition internationale anti-Etat islamique (EI), compte quelque 200 militaires en Irak, dont 160 sont affectés à la formation de l’armée irakienne.

Dans cette photo du 16 juin 2014, des manifestants scandent des slogans pro Etat islamique alors qu’ils portent des drapeaux du groupe devant le siège du gouverne-ment provincial à Mosul, en Irak (AP Photo)

L’Italie va maintenir son millier de soldats stationnés en Irak et dans sa région, a annoncé mardi le ministère de la Défense. Rome a plus de 900 soldats en Irak et dans ses environs, dont 300 au Koweit, environ 450 qui entraînent des combattants kurdes à Erbil, 90 à Kirkouk et 50 à Bagdad, selon les médias italiens.

Qui part ?

L’Otan a annoncé mardi le retrait temporaire d’une partie de son personnel d’Irak. « Nous prenons toutes les précautions nécessaires pour protéger notre personnel. Cela comprend le repositionnement temporaire d’une partie du personnel dans des différents lieux à l’intérieur et à l’extérieur de l’Irak », a indiqué un responsable de l’Alliance atlantique.

Le Canada va déplacer temporairement vers le Koweït une partie de ses quelque 500 soldats déployés en Irak, dans les prochains jours.

L’Allemagne a annoncé mardi le retrait d’une partie de ses 120 soldats et leur transfert en Jordanie et au Koweït. Le contingent allemand basé à Bagdad et à Taji, au nord de la capitale irakienne, soit 35 personnes, a quitté l’Irak, a indiqué l’armée allemande, en invoquant la « situation sécuritaire en Irak ».

La Roumanie a annoncé mardi que ses quatorze soldats présents en Irak dans le cadre de missions de l’OTAN vont être « relocalisés », en raison des fortes tensions dans la région, sans préciser si ces soldats quitteront l’Irak ou seront déplacés vers une autre base du pays.

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