Trump nomme l’ancien envoyé US en Allemagne au conseil du Musée de la Shoah
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Trump nomme l’ancien envoyé US en Allemagne au conseil du Musée de la Shoah

Richard Grenell est connu pour sa position ouvertement pro-Israël mais a été critiqué pour avoir salué la montée des partis nationalistes d'extrême droite en Allemagne

Richard Grenell, directeur par intérim du Renseignement national, s'exprime lors d'une conférence de presse après une rencontre avec le président serbe 
Aleksandar Vucic à Belgrade en Serbie, le vendredi 24 janvier 2020. (AP Photo/Darko Vojinovic)
Richard Grenell, directeur par intérim du Renseignement national, s'exprime lors d'une conférence de presse après une rencontre avec le président serbe Aleksandar Vucic à Belgrade en Serbie, le vendredi 24 janvier 2020. (AP Photo/Darko Vojinovic)

WASHINGTON (JTA) – Parmi les nominations présidentielles de dernière minute avant le départ de Donald Trump, se trouve Richard Grenell, ancien ambassadeur en Allemagne et défenseur acharné d’Israël, au conseil du Musée de la Shoah aux Etats-Unis.

Grenell, qui s’est montré ouvertement favorable à l’isolation de l’Iran, fait partie des trois personnes nommées par Donald Trump lundi au conseil. Les deux autres sont Martin Oliner, le vice-président du mouvement sioniste américain, qui a rédigé un certain nombre de chroniques pro-Trump, et Susan Levine, de l’Arizona, qui a été l’une des principales mécènes du musée.

Grenell est proche de la communauté pro-israélienne depuis sa nomination, par George W. Bush, comme porte-parole de la mission américaine aux Nations unies.

En tant qu’ambassadeur en Allemagne, poste qu’il a occupé en 2018, l’un des premiers actes de Grenell a été de faire pression sur l’Allemagne et l’Europe pour qu’elles renforcent les sanctions contre l’Iran et ses mandataires. Il a également joué un rôle dans l’extradition, vers l’Allemagne, d’un présumé criminel de guerre nazi.

Grenell s’est cependant attiré les critiques de l’establishment allemand – et de personnalités de la communauté juive du pays – pour avoir salué la montée de la droite « anti-establishment » en Allemagne et en Europe. L’expression « anti-establishment » peut être considérée comme un euphémisme désignant les partis nationalistes d’extrême droite qui se sont notamment engagés dans une voie d’apologie du passé anti-juif de l’Europe.

Grenell a ensuite été directeur par intérim du renseignement national sous Trump. Il a également fait l’éloge de Trump pour sa décision, l’été dernier, de recourir à la force pour disperser les foules pacifiques qui manifestaient devant la Maison Blanche avant une séance de photos, et s’est joint à ceux qui affirment sans preuve qu’il y a eu une fraude généralisée lors de l’élection présidentielle.

La semaine dernière, Trump a nommé au Conseil commémoratif de l’Holocauste trois membres du personnel de la Maison Blanche, dont Andrew Giuliani, compagnon de golf et fils de Rudy Giuliani, son avocat personnel.

Ces nominations tardives sont considérées en partie comme une tentative du président sortant d’entraver l’action de son successeur, Joe Biden. Entre autres nominations, lundi, Trump a nommé Ezra Cohen-Watnick président du Conseil de déclassification de l’intérêt public, l’organe qui conseille le président sur la politique de déclassification. Cohen-Watnick avait déjà été impliqué dans des tentatives pour soutenir les fausses affirmations de Trump selon lesquelles son prédécesseur à la Maison Blanche, Barack Obama, avait cherché à mettre Trump sur écoute.

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