Un bébé prénommé « Jihad » s’appellera désormais « Jahid »
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Un bébé prénommé « Jihad » s’appellera désormais « Jahid »

La mairie de Toulouse, dans un contexte marqué par des attentats et le jihadisme, avait fait un signalement auprès du procureur de la République

La façade de la mairie de Toulouse et au premier plan la croix occitane ornant le sol du Capitole (Crédit : Felipeh/CC.BY.SA/Wikimedia commons)
La façade de la mairie de Toulouse et au premier plan la croix occitane ornant le sol du Capitole (Crédit : Felipeh/CC.BY.SA/Wikimedia commons)

Un juge aux Affaires familiales de Toulouse a décidé vendredi qu’un garçon, né en août, que ses parents désiraient prénommer « Jihad » s’appellera « Jahid » à l’état civil, a-t-on appris lundi auprès du parquet.

Alors que ses parents souhaitent continuer à l’appeler Jihad « à l’oral », le magistrat a choisi « dans l’intérêt de l’enfant » d’intervertir les deux voyelles du prénom pour les registres d’état civil, a précisé la même source.

Jihad signifie « lutte » ou « effort ». La mairie de Toulouse, dans un contexte marqué par des attentats et le jihadisme, avait fait un signalement auprès du procureur de la République.

A Nice, en novembre, la mairie avait elle aussi saisi la justice après la naissance d’un petit garçon déclaré à l’état civil sous le nom de « Mohamed, Nizar Merah », identique à celui du tueur jihadiste de Toulouse et Montauban en 2012 qui avait tué le rabbin Jonathan Sandler et deux de ses enfants, Gabriel, 3 ans, et Aryeh, 6 ans, ainsi qu’une autre petite fille de 8 ans, Myriam Monsonégo en mars 2012 à l’école Ozar HaTorah de Toulouse.

Le frère, Abdelkader Merah est actuellement jugé à Paris pour complicité d’assassinat.

La mairie de Nice avait estimé que le choix des parents « pouvait être contraire à l’intérêt de l’enfant » et l’avait assimilé à une apologie du terrorisme. Le parquet avait saisi le juge des Affaires familiales, avant que les parents de l’enfant renoncent au prénom.

En France, depuis 1993, les officiers d’état civil ne peuvent plus décider d’interdire un prénom. Les transmissions au parquet pour un changement de prénom sont très rares.

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