Un cimetière chrétien vandalisé près de Jérusalem
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Un cimetière chrétien vandalisé près de Jérusalem

La police enquête sur les 30 pierres tombales renversées au cimetière du monastère de Beit Jamal

Un cimetière chrétien vandalisé, devant le monastère de Beit Jamal, le 17 octobre 2018. (Crédit : Tag Meir)
Un cimetière chrétien vandalisé, devant le monastère de Beit Jamal, le 17 octobre 2018. (Crédit : Tag Meir)

La police a ouvert une enquête mercredi sur un apparent crime de haine dans un cimetière chrétien appartenant au monastère catholique Beit Jamal à Beit Shemesh, après qu’une trentaine de pierres tombales ont été renversées.

Des moines qui se rendent régulièrement sur les tombes ont découvert les dégâts et signalé l’incident aux autorités israéliennes.

Le groupe anti-racisme Tag Meir a diffusé un communiqué condamnant « avec dégoût la profanation d’un cimetière chrétien », affirmant qu’elle rejoint la vague de crimes de haine dirigée contre les Palestiniens qui sévit en Cisjordanie. L’ONG a appelé la police à mener une enquête rapidement.

Ce monastère et ce cimetière, situés en périphérie de Jérusalem, on déjà été le théâtre d’actes de vandalisme.

« Nous avons été informés hier (mercredi) par les sœurs que notre cimetière avait été profané », a déclaré à l’AFP le père Antonio Scudu, responsable de l’église. « Les faits remontent sûrement à plus longtemps ».

Un cimetière chrétien vandalisé, devant le monastère de Beit Jamal, le 17 octobre 2018. (Crédit : Tag Meir)

C’est la troisième fois que le cimetière est vandalisé, a dit Antonio Scudu, après des précédents en 1981 et 2015.

Un conseiller de l’Eglise catholique en Terre sainte, Wadi Abounassar, a indiqué que l’église du monastère avait en outre été visée l’an dernier.

Une enquête est en cours pour retrouver les auteurs mais la police n’a pour le moment aucun suspect, a dit à l’AFP un porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.

Les services de police israéliens « n’ont jamais conduit quiconque devant le juge pour ces actes, et nous nous demandons si cela sera encore le cas cette fois », a écrit Wadi Abounassar dans un communiqué.

« Nous faisons l’objet de beaucoup de haine alors que nous sommes ici depuis plus de 100 ans et que nous accueillons tout le monde ici », a de son côté affirmé le père Antonio Scudu.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, a dénoncé un « acte méprisable ».

« Nous condamnons vigoureusement et sans la moindre équivoque cet acte de haine », a-t-il tweeté, « Israël a pris l’engagement de combattre toute forme de haine et d’intolérance contre toutes les religions ».

Des lieux chrétiens ont déjà été attaqués par le passé. Le sanctuaire de Tabgha, haut lieu du christianisme en Israël construit sur le site présumé où le Christ aurait accompli le miracle de la multiplication des pains, a été visé en 2014 et 2015.

Un Israélien de 23 ans vivant avait été condamné en 2017 à quatre ans de prison pour les faits de 2015.

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