Un détenu porte plainte contre le Tennessee pour recevoir de meilleurs repas casher
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Un détenu porte plainte contre le Tennessee pour recevoir de meilleurs repas casher

Un prisonnier juif, qui purge une peine de 56 ans, a accusé l’administration de la prison de discrimination en raison de la mauvaise qualité des repas qui lui sont proposés

Logos de casheroute. Illustration. (Crédit : Shutterstock)
Logos de casheroute. Illustration. (Crédit : Shutterstock)

Un détenu d’une prison du Tennesse a déposé une plainte de 200 pages, accusant le système carcéral de le forcer à transgresser les lois de la casheroute, en lui proposant des repas casher de mauvaise qualité.

Perry March a été condamné en 1996 pour la disparition de sa femme et pour avoir voulu assassiner ses beaux-parents à 56 ans de prison. Il en a déjà purgé 10. Au début du mois, il a porté plainte contre le Tennesse Department of Correction et contre le service de restauration Aramark de Philadelphie, devant la cour fédérale de Nashville, selon The Tennessean.

March est un avocat juif qui assure sa propre défense. Il a affirmé que les services carcéraux et les services de restauration pratiquent délibérément une forme de discrimination en lui proposant des repas qui ne sont pas nourrissants et qui ne sont pas en accord avec le code alimentaire de la loi juive, selon le journal.

Il a expliqué recevoir des repas à base de soja, qui sont de mauvaise qualité, ainsi qu’un régime alimentaire casher avec moins d’options de plats que dans les régimes alimentaires classiques.

Il impute ce manque d’options aux coupes budgétaires et à « la cupidité des entreprises ». La société Aramark a repris le service de restauration de la prison il y a un an.

La prison du Tennessee est l’une des 35 prisons d’État et le Bureau fédéral des prisons fournit des repas casher aux détenus, selon Luke Goodich, représentant au conseil général du Beket Fund for Religious Liberry, un cabinet juridique à but non lucratif qui défend la liberté d’expression religieuse, des propos relayés par The Tennessean.

La société Aramark a indiqué au journal que des diététiciens certifiés valident les menus et qu’ils sont en accord avec les standards de l’industrie et les exigences de l’État.

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