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Un deuxième officier démissionne avant un reportage compromettant

Le reportage se concentre sur l'inconduite présumée de l'ancien chef d'une unité d'élite de la marine israélienne ; le rôle du second officier n'a pas encore été précisé

L'un des femmes qui aurait été harcelée sexuellement par le général de brigade israélien  Shai Elbaz s'exprime devant la Douzième chaîne. (Capture écran / Douzième chaîne)
L'un des femmes qui aurait été harcelée sexuellement par le général de brigade israélien Shai Elbaz s'exprime devant la Douzième chaîne. (Capture écran / Douzième chaîne)

Un deuxième officier de l’armée identifié dans une enquête télévisée bientôt diffusée autour de relations sexuelles inappropriées et de harcèlement sexuel au sein de la marine a annoncé son départ à la retraite mercredi, un jour après la démission du chef des opérations navales liée au même reportage.

D’après la Douzième chaîne, l’homme, identifié par la première lettre de son nom comme le Major « V », a décidé de quitter l’armée. Il servait dans l’unité d’élite de la marine Shayetet 13. Son rôle dans les abus présumés n’a pas été encore explicité, le reportage devant être diffusé vendredi sur la Douzième chaîne.

Ce dernier se concentre sur le général de brigade Shai Elbaz, l’actuel chef des opérations navales et ancien responsable de l’unité de reconnaissance Shayetet 13, qui aurait eu plusieurs relations sexuelles inappropriées avec des subordonnées.

Avant la diffusion du reportage, Elbaz a envoyé une lettre au chef de l’armée Aviv Kochavi et au chef de la marine israélienne, le général Eli Sharvit, demandant à quitter immédiatement ses fonctions.

Le général Shai Elbaz, chef sortant des opérations navales de Tsahal, qui a démissionné en octobre 2019 après des allégations sur des liaisons sexuelles illicites avec des subordonnées.

« Le général Shai Elbaz a demandé à quitter son poste et à démissionner de l’armée du fait de révélations sur des événements qui se seraient produits il y a plus de 10 ans et avec des comportements qui ne correspondent pas aux standards de l’armée », a déclaré l’armée dans un communiqué.

Aviv Kochavi et Eli Sharvit ont accepté sa démission.

« Le général Elbaz est un officier haut gradé qui a occupé diverses fonctions de combat et qui a contribué directement à la sécurité de l’Etat d’Israël. Le chef de l’armée a statué qu’il n’y avait aucune place pour les comportements [dont il a fait preuve] dans l’armée et qu’il fera preuve d’une tolérance zéro envers ce type d’incidents à l’avenir », a commenté l’armée israélienne.

Les épisodes de harcèlement sexuel auraient au lieu alors qu’il était commandant de Shayetet 13.

Selon la Douzième chaîne, de nombreuses femmes ont brisé le silence et affirmé qu’il avait entretenu des relations sexuelles inappropriées avec elles.

Les accusations contre Elbaz interviennent deux ans après qu’Ofek Bouchris, un ancien général, a plaidé coupable pour relations sexuelles interdites dans le cadre d’un accord visant à éviter d’être poursuivi pour des charges plus graves.

Ancien chef de la brigade d’infanterie Golani qui était considéré comme une étoile montante de Tsahal, ce dernier avait été accusé de viol et d’agression sexuelle par deux femmes officiers qui servaient sous son commandement.

Dans un premier temps, il avait nié les accusations, mais a ensuite pris publiquement la responsabilité pour des agressions sexuelles non spécifiées et une relation sexuelle illégale dans le cadre d’un accord juridique. Les procureurs ont accepté de ne pas demander des peines de prison dans le cadre de cet accord.

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