Un ex-ministre irakien appelle à décapiter quiconque brandit le drapeau d’Israël
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Un ex-ministre irakien appelle à décapiter quiconque brandit le drapeau d’Israël

Baqir Jabr Al-Zubeidi affirme qu'Israël a établi une présence dans la région du Kurdistan irakien pour espionner les pays voisins

Un ancien ministre irakien a accusé Israël d’utiliser le Kurdistan irakien comme base pour espionner d’autres pays de la région, tout en menaçant de couper la tête et les mains de quiconque déploie un drapeau israélien dans le pays.

Baqir Jabr Al-Zubeidi, qui dirigeait les ministères irakiens des Transports, des Finances et de l’Intérieur, a été interrogé sur ce qu’il prétend être une « présence israélienne » dans la région autonome kurde lors d’une interview à la télévision irakienne la semaine dernière.

« Je les ai vus, et vous les avez vus. Les drapeaux sionistes flottaient à Erbil », a déclaré Jabr, selon une traduction de l’Institut de recherche sur les médias du Moyen-Orient [MEMRI].

Il a poursuivi en affirmant qu’Israël avait établi un certain nombre de bureaux au Kurdistan en tant que « ambassade de facto », dont il a dit que le gouvernement régional du Kurdistan en avait connaissance.

« Ils avaient trois bureaux à Erbil et un bureau secret à Sulaymaniyah. Il s’agissait des bureaux d’une ambassade israélienne de facto, sous couvert d’une section d’intérêt », a dit M. Jabr, alléguant qu’Israël utilise les installations pour espionner l’Irak, l’Iran et la Turquie.

L’ancien ministre irakien, Baqir Jabr Al-Zubeidi. (Capture d’écran MEMRI TV)

Israël n’a pas de relations officielles avec le Kurdistan irakien, bien que l’État juif ait été le seul pays à soutenir le référendum sur l’indépendance de la région en septembre, que les électeurs ont massivement approuvé.

Après le vote, certains Kurdes ont été photographiés en agitant des drapeaux israéliens pendant les célébrations du résultat du référendum, ce qui a incité les voisins turcs et iraniens à alléguer qu’Israël était derrière la candidature à l’indépendance, accusations que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a démenti.

Des Kurdes irakiens avec les drapeaux kurde et israélien à Kirkouk, en Irak, au soir du référendum sur l’indépendance du Kurdistan autonome, le 25 septembre 2017. (Crédit : Ahmad al-Rubaye/AFP)

En octobre, le Parlement irakien a interdit l’utilisation de drapeaux israéliens dans le pays en réponse aux manifestations au Kurdistan irakien, dont les ambitions d’indépendance sont contrées par Bagdad.

« Voyons si quelqu’un fait flotter le drapeau sioniste israélien à Bagdad. On va lui couper la main. S’il le fait à Bassora, nous lui couperons la tête aussi bien que la main », a déclaré Jabr lors de l’interview.

« Nous ne permettrons pas à Israël de faire flotter son drapeau dans notre pays après qu’il a pillé la Palestine et Jérusalem », a ajouté Jabr, un ancien commandant de la milice chiite des Brigades Badr, soutenue par l’Iran.

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