Un général avertit que le Hezbollah prévoit toujours une attaque d’ampleur
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Un général avertit que le Hezbollah prévoit toujours une attaque d’ampleur

Le commandant des Forces terrestres est favorable à une guerre contre le Hezbollah et le Liban et menace de détruire les missiles syriens qui repousseraient des raids israéliens

Le général de division Yoel Strick, Commandant du Commandement du nord, lors d'une conférence organisée par Hadashot au centre de conférence international de Jérusalem, le 3 septembre 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le général de division Yoel Strick, Commandant du Commandement du nord, lors d'une conférence organisée par Hadashot au centre de conférence international de Jérusalem, le 3 septembre 2018 (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le nouveau commandant des Forces terrestres de l’armée israélienne a fait savoir jeudi que le groupe terroriste libanais préparait toujours une invasion surprise d’Israël, en dépit des récentes opérations ayant mené à la découverte et la destruction d’un vaste réseau de tunnels d’attaque transfrontaliers creusés par la milice soutenue par l’Iran.

Le major général Yoel Strick a été nommé à la tête des Forces terrestres de l’armée en février dernier, après des critiques croissantes selon lesquelles les troupes israéliennes ne seraient pas prêtes pour la guerre. Ses commentaires sont survenus moins de quatre mois après la fin de son opération anti-tunnels à la frontière libanaise.

« Le Hezbollah a toujours des projets allant dans ce sens », a-t-il dit au site Ynet dans une interview. « Bien sûr, nous ne laisserons pas cela se produire, nous déjouerons ces plans. »

En décembre, Israël a accusé le Hezbollah de creuser des tunnels transfrontaliers conduisant dans son territoire depuis le sud du Liban et a mené une opération pour les détruire.

D’après l’armée, le Hezbollah prévoyait de les utiliser pour kidnapper ou tuer des civils ou des soldats et pour occuper une portion du territoire israélien en cas d’hostilités.

Les forces armées israéliennes n’ont pas communiqué le nombre total de tunnels découverts, mais elle avait indiqué que six d’entre eux avaient été détruits au cours de l’opération.

Yoel Strick s’est également exprimé en faveur d’une guerre avec le Liban si nécessaire.

« Lors d’une prochaine guerre, nous ferions erreur si nous distinguions l’Etat du Liban et le Hezbollah, puisque le Hezbollah y est un acteur politique et fait partie du gouvernement », a-t-il jugé.

Des soldats israéliens se tiennent autour de l’ouverture qui mène à un tunnel qui, selon l’armée, a été creusé par l’organisation terroriste du Hezbollah à la frontière entre Israël et le Liban, près de Metulla, le 19 décembre 2018. (AP Photo/Sebastian Scheiner)

« Si cela dépendait de moi, je recommanderais de déclarer la guerre au Liban et au Hezbollah, » a-t-il déclaré. « Je n’ai aucun doute que l’issue en serait… une victoire décisive. »

Le major général a également évoqué le combat mené par Israël contre les troupes iraniennes en Syrie, qualifiant les frappes aériennes actuelles de « très efficaces » pour limiter l’enracinement militaire de Téhéran près de la frontière israélienne.

« Dans la zone désignée de ‘Syrie du sud’, nos opérations se sont avérées très efficaces, elles ont en effet permis de chasser les Iraniens [de la zone] », a-t-il assuré.

« Dans ces endroits, la présence de l’Iran est si faible qu’elle est presque inexistante », a-t-il indiqué, ajoutant que les forces iraniennes sont ancrées ailleurs en Syrie.

Yoel Strick a également menacé de détruire les systèmes de missiles S-300 vendus par la Russie à la Syrie s’ils étaient utilisés contre les avions de combat israéliens, en dépit d’un éventuel retour de flamme de la part de Moscou.

« Je ne considère pas notre liberté d’opération comme restreinte », a-t-il indiqué. « Si ces batteries sont utilisées, nos forces aériennes élimineront cette menace. Nous savons comment faire. »

« Il s’agirait d’une réaction légitime conforme aux règles d’engagement, et je présume que cela se produira », a indiqué le militaire à Ynet, tout en reconnaissant que cela « compliquerait » les relations avec la Russie.

Ces dernières années, Israël a mené des centaines de frappes aériennes chez son voisin syrien contre des cibles liées à l’Iran, qui combat pour défendre le régime du président Bashar el-Assad, aux côtés du Hezbollah et de la Russie.

Israël a accusé la République islamique de tenter d’établir une présence militaire en Syrie qui pourrait menacer la sécurité de l’État juif et de transférer une artillerie développée au Hezbollah au Liban.

Cette bataille autrefois discrète est devenue de plus en plus publique ces derniers mois, chaque camp proférant des menaces publiques.

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