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Un homme passe 4 heures en prison pour être allé à la plage pendant le confinement

Mike Peleg, 75 ans, qui habite la ville côtière d'Ashkelon, avait refusé de payer une amende de 500 shekels pour violation des règles mises en place pour lutter contre la COVID-19

Mike Peleg aux abords de la prison Dekel, à Beer Sheva, le 1er juin 2022. (Capture d'écran/Ynet)
Mike Peleg aux abords de la prison Dekel, à Beer Sheva, le 1er juin 2022. (Capture d'écran/Ynet)

Un homme a été emprisonné pendant quatre heures, mercredi, après son refus de payer une amende sanctionnant une violation des règles de confinement mises en place pendant la pandémie de COVID-19. Le septuagénaire s’était rendu à la plage.

Mike Peleg, un résident de la ville d’Ashkelon âgé de 75 ans, avait écopé d’une amende de 500 shekels pour s’être éloigné de plus de cent mètres de son domicile lorsqu’il était allé sur le rivage au cours du tout premier confinement mis en place en Israël, en 2020.

Peleg avait décidé de ne pas honorer l’amende qu’il trouvait « irrationnelle » et il avait choisi de porter le dossier devant le tribunal. Le juge a décidé de transporter l’amende en une peine d’une journée de prison.

« C’est un crime terrible qui a été commis avec toutes ces affaires liées à la COVID », a déclaré Peleg devant les caméras de la Douzième chaîne, disant qu’il ne regrettait pas d’être allé en prison.

Peleg a écrit sur sa page Facebook qu’aller régulièrement à la plage était chez lui une habitude qui aidait à préserver son bien-être mental, ajoutant qu’il avait des tendances dépressives.

Il a ajouté qu’il savait que s’il devait accumuler les amendes pour violation du confinement, il se trouverait dans l’incapacité de les payer. Il a indiqué avoir reçu un avertissement pour ses promenades sur la plage en plus de l’amende incriminée dans son dossier.

« Après une longue période de réflexion, je suis à l’aise avec la décision que j’ai prise qui, s’avère-t-il, a été la bonne », a-t-il dit.

Il a toutefois précisé qu’il ne voulait pas que d’autres s’inspirent de son exemple.

Des Israéliens sur la promenade de la plage de Tel Aviv, pendant le bouclage national. Le 10 octobre 2020. (Miriam Alster/Flash90)

Peleg est entré à la prison Dekel de Beer Sheva, mercredi matin, et il a été libéré après quatre heures.

Même si des milliers d’individus et d’entreprises ont écopé d’amendes pour des violations des restrictions mises en place dans la lutte contre le coronavirus, les poursuites ont débuté lentement.

Le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, avait déclaré l’état d’urgence national en date du 19 mars 2020, au commencement de la pandémie. Il avait mis en place un certain nombre de restrictions. L’une d’elles précisait que les Israéliens n’étaient pas légalement autorisés à s’éloigner de plus de cent mètres de chez eux, sauf dans certaines circonstances prédéfinies.

La levée graduelle des restrictions avait débuté au mois d’avril 2020 – mais elles ont été réimposées à des degrés variés au cours des vagues successives de la pandémie.

Aujourd’hui, il n’y a presque plus de restrictions sanitaires. La dernière restriction majeure imposant le port du masque dans les vols internationaux et exigeant un dépistage à la COVID-19 chez les voyageurs entrant dans le pays a été levée le mois dernier.

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