Un influent syndicaliste rejoint la liste de Gantz
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Un influent syndicaliste rejoint la liste de Gantz

L'influence d’Avi Nissenkorn pourrait venir agrandir significativement la base d’électeurs du nouveau parti Hossen LeYisrael

Avi Nissenkorn, dirigeant de la Histadrut, assiste à une audience devant le tribunal national du travail à Jérusalem le 5 décembre 2017 (Yonatan Sindel/Flash90)
Avi Nissenkorn, dirigeant de la Histadrut, assiste à une audience devant le tribunal national du travail à Jérusalem le 5 décembre 2017 (Yonatan Sindel/Flash90)

Samedi, Benny Gantz, chef du parti Hossen LeYisrael, a annoncé qu’Avi Nissenkorn, dirigeant du principal syndicat de travailleurs du pays, allait officiellement rejoindre la liste de son parti aux prochaines élections.

Avi Nissenkorn devrait bénéficier d’une des cinq premières places de la liste du parti pour la Knesset. En échange, Gantz lui aurait promis un poste de ministre si le parti faisait partie du prochain gouvernement après les élections du 9 avril.

« Avi constitue un véritable atout vers la victoire et un changement des priorités, » a déclaré Gantz dans un communiqué. Son arrivée est un élément clef pour transformer le parti en un représentant de la classe moyenne qui fait face à un coût de la vie considérable, à des longues files d’attente dans les hôpitaux et à de grandes difficultés pour obtenir un logement ».

Nissenkorn a de bonnes relations avec le ministre des Finances Moshe Kahlon, qui dirige le parti Koulanou, quand les dirigeants de la Histadrout sont traditionnellement membres du parti travailliste.

S’il est peu probable que Nissenkorn permette à Hossen LeYisrael de faire un véritable bond dans les sondages, son influence syndicale devrait significativement élargir la base d’électeurs du nouveau parti Hossen LeYisrael.

L’ancien chef d’état-major israélien Benny Gantz arrive à Tel Aviv pour prononcer son premier discours électoral, le 29 janvier 2019. (Jack GUEZ / AFP)

« Je vais quitter la Histadrout le cœur lourd, tout en continuant à m’occuper de la question sociale que nous avons placée au sommet de nos priorités dans cette entité importante », a déclaré Nissenkorn dans un communiqué samedi.

« Je vais continuer à mener un programme politique social fort avec pour objectif principal de réduire les inégalités, comme je l’ai fait à la Histadrout. Et je continuerai à poursuivre mes objectifs de toute une vie avec une vigueur retrouvée au sein du gouvernement d’Israël. »

Répondant à l’annonce de Nissenkorn, le Likud et HaYamin HaHadash ont déclaré que Gantz aidait les syndicats de travailleurs qui empêchent une véritable compétition sur le marché. Pour eux, les politiques de Nissenkorn ne feront également que contribuer à une augmentation du coût de la vie.

Gantz, un ancien chef de l’armée, est officiellement entré en politique en novembre. Il est devenu depuis le principal concurrent du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Hossen LeYisrael a accepté de mener une liste commune avec le parti Telem, qui est dirigé par l’ancien ministre de la Défense Moshe Yaalon.

Jeudi, le parti a révélé sept nouveaux noms de candidats pour sa liste aux élections. On y retrouve notamment le premier maire ouvertement gay d’Israël, un vétéran de l’armée handicapé et une militante ultra-orthodoxe pour les droits sociaux.

Le parti a déclaré que sa liste complète serait publiée la semaine prochaine. Tous les partis doivent la déposer avant le 21 février.

Les sondages accordent à Hossen LeYisrael environ 22 sièges sur les 120 possibles. En se joignant à d’autres partis centristes, Hossen LeYisrael obtiendrait jusqu’à 36 sièges, devançant alors le  Likud de Netanyahu, qui pourrait obtenir jusqu’à 32 sièges.

Hossen LeYisrael aurait cependant toujours du mal à former une coalition qui exige un minimum de 61 sièges, et Netanyahu est toujours considéré comme le favori pour former le prochain gouvernement.

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