Un juge interdit à Jonatan Urich l’accès au bureau du Premier ministre jusqu’en mars
Cette décision annule encore une fois la décision du tribunal de Rishon Lezion concernant les conditions restrictives imposées aux suspects dans les enquêtes "Bild" et "Qatargate"
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Jeremy Sharon est le correspondant du Times of Israel chargé des affaires juridiques et des implantations.

Le tribunal de district de Lod a décidé dimanche que les restrictions interdisant à Jonatan Urich d’accéder au bureau du Premier ministre resteraient en vigueur au moins jusqu’au début du mois de mars.
Ce dernier est un suspect clé dans les enquêtes sur les affaires « Bild » et « Qatargate ».
L’enquête « Bild » porte sur une fuite d’informations classifiées. L’affaire dite du « Qatargate » concerne des allégations selon lesquelles des membres du personnel du bureau du Premier ministre, dont Urich, auraient travaillé simultanément pour le riche État du Golfe.
Cette décision annule une nouvelle fois une décision du tribunal de première instance de Rishon Lezion concernant les conditions restrictives imposées aux suspects dans ces deux enquêtes.
Le juge Jacob Spasser a écrit qu’il existait un « soupçon raisonnable » qu’Urich ait transféré des informations classifiées qui auraient dû rester confidentielles afin de préserver la sécurité de l’État, et qu’il « l’ait fait intentionnellement dans le but de nuire à la sécurité de l’État ».
« Le lieu présumé de l’infraction présumée est l’ancien lieu de travail du défendeur », a écrit Spasser, en référence au bureau du Premier ministre.
« Je ne vois pas, à ce stade, la possibilité de renvoyer le défendeur sur les lieux du crime, dont la sensibilité particulière ne nécessite aucune explication, et il n’y a pas d’autre choix que de le retirer du bureau du Premier ministre. »
Le juge a également rejeté les arguments selon lesquels « rien ne prouve » qu’Urich ait tenté d’entraver l’enquête sur cette affaire, soulignant qu’il s’était procuré un nouveau téléphone le lendemain de l’arrestation d’Eli Feldstein, inculpé dans l’affaire « Bild ».
Selon le juge Spasser, le préjudice causé au droit à la liberté d’emploi d’Urich par cette interdiction d’accès au bureau du Premier ministre est compensé par le risque qu’il divulgue à nouveau des documents classifiés et fasse obstruction aux enquêtes.
Urich est donc interdit d’accès au bureau du Premier ministre pendant 60 jours, période qui est toutefois appliquée rétroactivement à compter du 4 janvier et qui expire donc le 4 mars, à moins que la police ne demande une prolongation.
Il lui est également interdit de contacter quiconque est lié aux enquêtes, de quitter le pays et de travailler pour la société de communication Perception, dont le propriétaire, Israel Einhorn, est également suspecté dans les affaires « Bild » et « Qatargate ».
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