Un Juif brésilien nommé « banquier de l’année »
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Un Juif brésilien nommé « banquier de l’année »

Né en Israël, Ilan Goldfajn a été distingué par un magazine britannique pour avoir réussi à faire baisser l'inflation au Brésil

Ilan Goldfajn (Crédit : capture d'écran YouTube)
Ilan Goldfajn (Crédit : capture d'écran YouTube)

RIO DE JANEIRO – Le président de la banque centrale du Brésil, natif d’Israël, a été nommé banquier de l’année par un magazine britannique.

Ilan Goldfajn, né à Haifa, a grandi à Rio de Janeiro. Il a été sélectionné par The Banker, pour ses excellents résultats sur le domptage de l’inflation dans le plus grand pays d’Amérique latine. Depuis que Goldfajn a été nommé gouverneur de la banque centrale du Brésil en mai dernier, l’inflation a chuté de 2,95 % en 2017, atteignant son point le plus bas en 20 ans, selon le journal O Globo.

« C’est loin d’être un petit accomplissement, dans un pays qui a récemment souffert d’une hausse de l’inflation à 2 chiffres », peut-on lire dans le magazine, appartenant au groupe Financial Times.

Goldfajn, 51 ans, est un économiste qui a fait carrière dans les secteurs privé et public. Il a été économiste en chef pour Itau, la plus importante banque privée du Brésil, et adjoint au gouverneur de la banque du Brésil, ainsi que conseiller à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international (FMI).

Parlant couramment hébreu, anglais, portugais et espagnol, c’est un membre actif de la communauté juive brésilienne. Il a été scolarisé dans une école juive de Rio. Durant une réunion à la Chambre du commerce Brésil-Israël, organisée un mois avant qu’il ne prenne ses fonctions à la banque centrale, Goldfajn a déclaré : « le Brésil a beaucoup à apprendre d’Israël ».

En 2015, Goldfajn a expliqué durant un évènement à la chambre Brésil-Israël à Tel Aviv que la grave crise économique qui touche le Brésil émane d’un manque de responsabilité fiscale.

Il a indiqué que le Brésil doit réagir en intensifiant l’exportation et en augmentant les taxes, en réduisant les dépenses publiques et en repoussant l’âge de la retraite.

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