Un million d’Israéliens pourraient être au chômage d’ici la fin de l’épidémie
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Un million d’Israéliens pourraient être au chômage d’ici la fin de l’épidémie

Selon le directeur de l'Agence pour l'emploi, un quart des travailleurs pourraient être au chômage, et 20 % des personnes actuellement en congé sans solde pourraient les rejoindre

Les magasins fermés du centre commercial Dizengoff vide, à Tel Aviv le 19 mars 2020. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Les magasins fermés du centre commercial Dizengoff vide, à Tel Aviv le 19 mars 2020. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le responsable de l’Agence pour l’emploi a déclaré vendredi que le nombre de chômeurs en Israël pourrait s’élever à un million si l’épidémie de Covid-19 continue de provoquer des licenciements à ce rythme.

« Si elle se poursuit à ce rythme, nous atteindrons probablement un million de chômeurs, soit un quart des travailleurs de l’économie », a déclaré Rami Grauer au site d’information Ynet. « Il semble que 20 % de ceux qui sont actuellement en congé sans solde seront au chômage à la fin de la crise ».

M. Grauer a ajouté que ses équipes faisaient tout leur possible pour que les demandes d’allocations soient traitées à temps pour que les gens puissent les recevoir avant les prochaines fêtes de Pessah.

Israël a connu une hausse des inscriptions au chômage ces dernières semaines en raison de la pandémie qui bouleverse l’économie du pays et les marchés mondiaux.

Depuis le début du mois de mars, lorsque les effets du virus ont commencé à se faire sentir en Israël, quelque 500 000 Israéliens ont déposé une demande d’emploi. En comparaison, 25 576 nouveaux demandeurs d’emploi se sont inscrits en février, et 23 173 en janvier.

Mercredi, 66 000 Israéliens ont déposé une demande d’allocations chômage entre midi et minuit – soit 5 000 par heure – ce qui a provoqué un crash du site web du service.

Le coût des allocations chômage en avril devrait s’élever à 2 milliards de shekels (500 millions d’euros), contre 800 à 900 millions de shekels (200 à 230 millions d’euros) par mois actuellement.

Le marché vide de Sarona à Tel-Aviv en pleine pandémie de coronavirus, le 17 mars 2020. (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

L’Institut national d’assurance s’attend à voir entre 500 000 et 1,2 million d’Israéliens au chômage à cause de la crise, a déclaré mercredi son directeur, Meir Shpigler.

Les estimations signifient que le taux de chômage des salariés israéliens se situera entre 13 % et 32 %.

Avant la crise, l’Agence pour l’emploi comptait quelque 80 000 inscrits en moyenne.

Il n’est pas certain que l’allocation moyenne par personne change.

Un Israélien porte un masque de protection à Jérusalem, le 17 mars 2020. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Pendant ce temps, le ministère des Finances a prévu une baisse des recettes fiscales de l’État de 50 milliards de shekels (12 milliards d’euros) par rapport aux 330 milliards de shekels (85,3 milliards d’euros) qu’il prévoyait avant la crise, selon le quotidien économique Calcalist, citant une source au sein du ministère.

Ce dernier s’attend à une baisse de 5 milliards NIS (1,2 milliard d’euros) des recettes fiscales ce mois-ci.

Le ministère des Finances a estimé lundi que le total des dégâts causés à l’économie israélienne par la pandémie de Covid-19 s’élèvera à 45 milliards de shekels (10,6 milliards d’euros) et effacera toute croissance prévue pour l’année.

Les principaux employeurs ont libéré la plupart de leur personnel cette semaine, notamment El Al, qui a mis 5 500 travailleurs – plus de 80 % de son personnel – en congé sans solde, et Castro, la plus grande chaîne de vêtements d’Israël, qui en a mis 6 000 en congé sans solde. La Bourse de Tel-Aviv a imité d’autres marchés mondiaux et fortement chuté depuis le début de la crise.

Israël a pris des mesures de grande envergure pour contenir le virus et, vendredi, le cabinet a autorisé de nouvelles restrictions sévères concernant le travail, limitant le personnel présent sur le lieu de travail à 30 % dans les secteurs public et privé.

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