Un ministre des Émirats arabes unis dénonce la « solidarité » du Hamas avec l’Iran
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Un ministre des Émirats arabes unis dénonce la « solidarité » du Hamas avec l’Iran

L'organisation terroriste au pouvoir à Gaza avait condamné les nouvelles sanctions américaines contre Téhéran, affirmant qu'elles visent à "déstabiliser la sécurité" dans la région

Anwar Gargash, ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, à Dubaï, le 7 juin 2017. (Crédit : Giuseppe Cacace/AFP)
Anwar Gargash, ministre des Affaires étrangères des Emirats arabes unis, à Dubaï, le 7 juin 2017. (Crédit : Giuseppe Cacace/AFP)

Un haut responsable du gouvernement des Émirats arabes unis (EAU) a semblé s’en prendre au groupe terroriste palestinien du Hamas suite à un communiqué publié plus tôt cette semaine, dans lequel l’organisation terroriste exprimait sa sympathie au gouvernement iranien suite aux nouvelles sanctions américaines prises contre Téhéran.

« La solidarité du Hamas avec le gouvernement iranien est incompatible avec l’inquiétude des pays du Golfe et des pays arabes face à l’ingérence régionale de Téhéran », a déclaré mardi soir sur Twitter le ministre des Affaires étrangères des EAU, Anwar Gargash.

« Elle est inutile. Elle précipite la question palestinienne dans une impasse et confirme l’opinion selon laquelle l’organisation, dans son orientation, n’est rien de plus qu’un instrument de l’Iran dans la région ».

Dans un communiqué publié lundi, le Hamas (comme le Jihad islamique palestinien) a condamné la réimposition par Washington des sanctions contre l’Iran, qui visent, selon lui, à « déstabiliser la sécurité et la stabilité dans la région… et à renforcer le projet sioniste », et a affirmé sa « solidarité avec le gouvernement et le peuple iranien ».

Les sanctions réimposées par l’administration du président américain Donald Trump avaient été levées dans le cadre de l’accord sur le nucléaire de 2015 et sont revenues en vigueur lundi suite à son retrait en mai de l’accord international signé entre l’Iran, les Etats-Unis et cinq autres pays.

Les hauts responsables des gouvernements arabes critiquent rarement publiquement le Hamas.

Des membres de la branche armée du groupe terroriste du Hamas assistent aux funérailles de six de ses combattants dans un cimetière du camp de réfugiés de Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza, le 6 mai 2018. (Rahim Khatib / Flash90)

L’Iran serait l’un des principaux commanditaires de la branche armée du Hamas, les Brigades Ezzedine al-Qassam, qui, au cours des dix dernières années, ont tiré des milliers de roquettes sur Israël.

Au cours des 18 derniers mois, de hauts responsables du Hamas se sont rendus à Téhéran à plusieurs reprises et ont rencontré de hauts responsables du gouvernement iranien.

Après qu’une délégation du Hamas s’est rendue à Téhéran en octobre 2017 et y a rencontré de hauts responsables iraniens, le chef politique adjoint du Hamas, Saleh al-Arouri, a déclaré que la République islamique s’était engagée à poursuivre son soutien aux groupes armés palestiniens.

« Le plus important résultat [de nos réunions] est la poursuite de l’engagement de la République islamique d’Iran envers la Palestine et la résistance en Palestine », avait déclaré M. Arouri dans une interview accordée à la télévision iranienne al-Alam à l’époque.

« Nous espérons que ce soutien continuera et grandira jusqu’à ce que la résistance puisse vaincre l’occupation. »

L’Iran est également considéré comme l’un des principaux bailleurs de fonds de l’organisation terroriste du Jihad islamique palestinien.

Les Émirats arabes unis, aux côtés d’un certain nombre d’autres États arabes et du Golfe, s’opposent avec véhémence à l’Iran et à son soutien aux groupes armés dans l’ensemble du Moyen Orient.

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