Un pasteur explique pourquoi il est difficile de parler d’Israël dans les églises
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Un pasteur explique pourquoi il est difficile de parler d’Israël dans les églises

Et ce, regrette-il, alors que le sujet est omniprésent dans la Bible

« Les chrétiens qui ont vécu la renaissance de l’état d’Israël en 1948 et la réunification de Jérusalem en 1967, » explique le pasteur évangélique Luc Henrist au site infochrétienne, eux « ont pu faire le lien avec ce qu’ils avaient lu dans la Bible et s’en sont réjouis ».

Décrit comme amoureux d’Israël, Luc Henrist regrette « il faut l’avouer, que (…) la vaste majorité des chrétiens d’aujourd’hui » est loin de cet amour d’Israël, et du peuple juif « que l’on reçoit automatiquement lorsque l’on se donne au Seigneur ».

Il pointe d’abord la confusion entre l’amour d’Israël comme peuple et comme pays, il faut « aimer » Israël dans une optique biblique et non politique, » explique-t-il.

Il regrette aussi que « les chrétiens du 21ème siècle ne prennent plus le temps de lire la Bible comme les chrétiens du 20e siècle ». La conséquence ? Si Israël avait été créé aujourd’hui, « peu auraient fait le rapprochement » entre cet événement et les promesses bibliques.

Il explique ensuite pourquoi on n’aborde plus le sujet d’Israël dans les églises et, plus grave, la Shoah dans les écoles.

« Il faut avouer, dit-il, que le ‘politiquement correct’ qui prévaut dans notre société et la crainte d’offenser quelqu’un, font que la plupart des pasteurs/enseignants n’osent plus aborder ce sujet car, comme on me l’a déjà dit, « c’est un sujet qui crée des divisions ». Donc oui, c’est devenu un sujet « tabou », même dans nos écoles où on n’ose plus enseigner la ‘Shoah’ ».

Luc Henrist a fait sien le combat pour rétablir la place d’Israël dans l’enseignement en s’appuyant sur les Évangiles eux-mêmes, notamment ‘Romains 11’, où Paul explique que « les non-Juifs sont en fait comme des branches d’un olivier « sauvage » qui ont été greffées sur l’olivier « franc » (le peuple d’Israël dont Jésus faisait partie) que Dieu a choisi pour se révéler au monde ».

Interrogé pour Infochrétienne par Nicolas Ciarapica sur la théologie de la substitution, cette idéologie qui prône, encore aujourd’hui dans certaines cercles de l’Eglise, que les chrétiens sont venus pour remplacer les Juifs, et prendre leur rôle spécifique décrit part l’Ancien testament (la Torah), il réplique que « c’est une hérésie (…) un dédain (…) qui a eu pour conséquence la persécution des Juifs ».

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