Un porte-parole taliban affirme avoir été dupé après une interview avec Kan
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Un porte-parole taliban affirme avoir été dupé après une interview avec Kan

Suhail Shaheen a expliqué qu'il ne savait pas que le réseau Kan était le diffuseur public de l'État d'Israël

Capture d'écran de l'interview israélienne de Kan avec le porte-parole des talibans Suhail Shaheen, le 17 août 2021. (Crédit : capture d'écran de Kan)
Capture d'écran de l'interview israélienne de Kan avec le porte-parole des talibans Suhail Shaheen, le 17 août 2021. (Crédit : capture d'écran de Kan)

JTA – L’interview diffusée mardi n’était pas surprenante par ce que le porte-parole des talibans a dit, mais par la personne qui l’a menée : un journaliste de Kan, la chaîne d’information publique israélienne.

Suhail Shaheen, qui donne des interviews en anglais depuis le Qatar depuis que les talibans ont repris le contrôle de l’Afghanistan, a déclaré qu’il n’avait aucune idée qu’il avait parlé à quelqu’un d’un organisme de presse israélien. Les talibans, groupe fondamentaliste islamique, ont toujours soutenu Al-Qaïda, qui profère régulièrement des menaces contre Israël et reprend une rhétorique anti-israélienne dans sa propagande.

Quand Shaheen s’est entretenu par vidéo avec le journaliste Roi Kais de Kan, le radiodiffuseur israélien, Kais a nommé son réseau mais n’a pas dit à Shaheen que lui ou ce réseau était israélien.

Dans l’interview, Shaheen a déclaré que les talibans protégeraient les minorités non musulmanes en Afghanistan, y compris Zebulon Simantov, considéré comme le dernier juif vivant dans le pays, qu’il a dit ne pas connaître. Il a également déclaré que les talibans n’avaient pas de liens avec le Hamas, le groupe terroriste palestinien qui dirige Gaza et s’oppose à l’existence d’Israël.

L’interview de Kan a été largement partagée, suscitant une certaine surprise en constatant que Shaheen avait accepté de parler à un Israélien. Mais plusieurs heures après sa diffusion, Shaheen a tweeté qu’il n’avait pas su à qui il parlait.

« Je réalise de nombreuses interviews avec des journalistes chaque jour après la chute des centres provinciaux de l’Afghanistan et de la capitale Kaboul aux mains de l’Émirat islamique », a-t-il écrit. « Certains journalistes se déguisent peut-être, mais je n’ai jamais été interviewé par quelqu’un qui se présentait comme appartenant à un média israélien. »

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