Un vétéran du Congrès US se mobilise pour la construction d’un hôpital COVID-19
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Un vétéran du Congrès US se mobilise pour la construction d’un hôpital COVID-19

Max Rose s'est mobilisé avec la Garde nationale pour aider à la construction d'un bâtiment ; pour lui, médecins et infirmières sont en "première ligne de cette guerre"

Le membre du Congrès américain Max Rose, en tenue de combat, s'est mobilisé avec la Garde nationale pour transformer un établissement psychiatrique inutilisé en premier hôpital d'urgence géré par l'Etat, uniquement pour les cas COVID-19, en avril 2020. (Avec l'aimable autorisation de Rose)
Le membre du Congrès américain Max Rose, en tenue de combat, s'est mobilisé avec la Garde nationale pour transformer un établissement psychiatrique inutilisé en premier hôpital d'urgence géré par l'Etat, uniquement pour les cas COVID-19, en avril 2020. (Avec l'aimable autorisation de Rose)

Echangeant son costume contre un treillis militaire, Max Rose, vétéran de l’armée américaine devenu membre du Congrès, a œuvré durant la première moitié du mois d’avril aux côtés de la Garde nationale afin de transformer un tout nouvel établissement psychiatrique inoccupé en premier hôpital d’urgence géré par l’Etat, dédié uniquement aux cas de COVID-19.

Élevé dans une famille juive américaine de Brooklyn, à New York, Rose milite depuis 2019 au Capitole pour sa circonscription de Staten Island, quartier voisin de Brooklyn. Il est également un vétéran de la guerre en Afghanistan et remplit toujours ses obligations militaires, annonçant en mars son projet de se mobiliser avec la Garde nationale pour aider la ville de New York dans sa lutte contre le coronavirus.

Alors que le South Beach Psychiatric Center, nouvel établissement de 262 places à Staten Island, s’apprête à accueillir son premier patient, la Garde nationale a rendu un hommage touchant aux soignants.

« Les soldats étaient en uniforme, et les médecins et les infirmières étaient en uniforme », a raconté Rose lors d’un entretien téléphonique avec le Times of Israël. Les soldats ont applaudi les professionnels médicaux de première ligne et ont dit : « Vous êtes les soldats dans cette guerre. Nous sommes là pour vous. »

Rose, qui détient le grade de capitaine dans la Garde nationale, a servi comme officier opérationnel lors de son récent engagement. Il a déclaré que son rôle était « en quelque sorte logistique », car il s’est efforcé de faire en sorte que l’établissement réponde aux besoins des patients. Il s’agissait notamment de faire venir de nouveaux lits d’hôpital, ainsi que des concentrateurs d’oxygène. En ce qui concerne les Gardes en général, il a déclaré : « Ils ont certainement pris toutes les précautions nécessaires, en portant un masque et en respectant les distances sociales quand ils le pouvaient. »

Le membre du Congrès américain Max Rose lors de son intervention en Afghanistan. (Avec l’aimable autorisation de M. Rose)

Élu démocrate au 11e district du Congrès en 2018, Rose est le premier ancien combattant de l’après-11 septembre à représenter la ville de New York au Congrès. Lors de son récent déploiement, il a servi au sein de l’historique 69e régiment d’infanterie, la deuxième plus ancienne unité des États-Unis, qui remonte au XIXe siècle. Il s’agit de la même unité que celle avec laquelle Rose a servi de 2012 à 2013 en Afghanistan, où il a obtenu une Bronze Star, une Purple Heart et un Combat Infantry Badge.

« C’est toujours un privilège de remettre l’uniforme », a déclaré M. Rose. « C’est un incroyable privilège de servir dans mon ancienne unité. » Cette fois, a-t-il dit, l’ennemi est « un virus silencieux et vicieux » qui ne fait aucune discrimination « de race, de croyance, de statut socio-économique, de religion ou d’affiliation politique ».

Il a exhorté le président américain Donald Trump à traiter la crise du coronavirus comme une guerre.

« Nous sommes en guerre », a déclaré Rose. « Je demande au président d’assumer sa pleine autorité en tant que commandant en chef pour gagner cette guerre, d’utiliser tous les outils à sa disposition. » Il a ajouté que si les États-Unis pouvaient gagner cette guerre, « rien ne me ferait plus plaisir, des milliers de vies [seraient sauvées], [et nous pourrons] relancer l’économie aussi vite que possible ».

Lundi, lors d’une apparition dans l’émission « The View » sur ABC, Rose a été interrogé sur une de ses précédentes déclarations, dans laquelle il exprimait son souhait de voir Trump gagner la guerre contre le coronavirus, même si cela signifiait la réélection du président.

En réponse, Rose a fait référence à une déclaration du leader de la majorité au Sénat, Mitch McConnell, après la première élection de Barack Obama à la présidence en 2008. McConnell a promis que sa priorité serait d’empêcher la réélection de Barack Obama.

Nous devons uniquement penser à l’avenir de ce pays et à vaincre ce virus

« Je ne m’abaisserai jamais à ce niveau », a dit Rose à Hostin, ajoutant : « Nous ne pouvons pas penser à la politique pour le moment. Nous ne pouvons pas penser à une élection. Nous devons uniquement penser à l’avenir de ce pays et à vaincre ce virus. »

Ce printemps, dans ses vœux de Pessah et de Pâques que Rose a partagés sur Twitter, le responsable a apporté son soutien aux personnes touchées par la pandémie. Il a également présenté ses condoléances sur les réseaux sociaux après la mort par coronavirus de A. Romi Cohn, rabbin de Staten Island et survivant de la Shoah, que Rose avait invité à réciter une prière d’ouverture au Congrès en début d’année.

Max Rose, s’entretenant avec une électrice lors de sa campagne de 2018. (Avec l’aimable autorisation de M. Rose)

Rose – dont les parents travaillent dans le secteur des soins de santé et de l’aide sociale – a exprimé son admiration pour « [ceux] qui vivent dans des conditions difficiles depuis des mois, y compris… les médecins qui ont perdu des proches, ou avec toute leur famille dans l’unité de soins intensifs, qui travaillent encore 18 heures par jour, et les infirmières qui n’ont pas été en mesure d’étreindre leurs enfants depuis plus d’un mois, et qui continuent à travailler ».

Il a fait remarquer que l’hôpital qu’il a aidé à créer est situé à côté d’un site de tests qui effectue 1 000 tests par jour. L’arrondissement de Staten Island administre plus de tests que 20 États américains réunis, a-t-il ajouté.

Il n’y a aucun endroit dans le pays qui fasse suffisamment de tests

Mais, dit-il, « il n’y a aucun endroit dans le pays qui fasse suffisamment de tests ». Il a exhorté le gouvernement fédéral à s’impliquer davantage, par exemple dans « la production de plus d’équipements de laboratoire ».

Il a attribué au gouverneur de New York Andrew Cuomo et à l’équipe de direction de l’hôpital universitaire de Staten Island le succès de la création du nouvel hôpital d’urgence, déclarant : « Je félicite le gouverneur pour son action. Il mérite le titre de ‘gouverneur de l’Amérique’, qui nous conduit à travers cette crise. »

Le gouverneur de New York Andrew Cuomo (à gauche) et le maire Bill de Blasio discutent de la préparation de l’État et de la ville à la propagation du coronavirus, le 2 mars 2020, à New York. (AP/Mark Lennihan)

Pourtant, Rose a exprimé sa déception face au maire de New York, Bill de Blasio. « Il y a certains aspects qui font que le maire, je crois, continue d’ignorer Staten Island – une de ses caractéristiques générales », a déclaré M. Rose, citant des exemples en matière de quantité d’équipements de protection individuelle et de distribution de fournitures médicales.

Le membre du Congrès a déclaré qu’il s’efforçait de s’assurer que Staten Island ne manquerait pas d’informations actualisées pendant son intervention. Alors qu’il travaillait sur l’hôpital, le bureau de Rose a publié ce qu’il a appelé un guide de ressources complet, tout en obtenant des millions de dollars de financement fédéral pour les universités et les collèges, ainsi que pour les centres de santé communautaires.

« J’ai la chance de disposer d’un personnel extraordinaire », a déclaré Rose, qui a félicité ses subordonnés pour le guide de ressources. « Nous continuerons à mener une action de sensibilisation importante dans la région », a-t-il ajouté.

« C’est un privilège d’être en uniforme », a-t-il dit, « et un privilège d’être de retour ».

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