Une 3e ville espagnole annule son soutien au BDS après des actions judiciaires
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Une 3e ville espagnole annule son soutien au BDS après des actions judiciaires

Les cours espagnoles ont récemment annulé plusieurs résolutions de soutien au boycott d’Israël

La commune espagnole de Petrer. Illustration. (Crédit : Marek Slusarczyk/CC BY-SA 2.5/Wikipedia)
La commune espagnole de Petrer. Illustration. (Crédit : Marek Slusarczyk/CC BY-SA 2.5/Wikipedia)

La commune espagnole de Petrer, connue pour ses reconstitutions des croisades, est revenue sur son soutien au boycott d’Israël suite à des actions judiciaires entreprises contre la ville.

Le conseil municipal de Petrer, une ville de 95 000 habitants située à 300 km au sud est de Madrid, a voté jeudi le retrait de son soutien au mouvement de Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) contre Israël, accordé par une résolution de 2016, selon un communiqué publié vendredi par l’association pro-israélienne ACOM.

ACOM avait porté plainte contre la ville pour qu’elle annule sa résolution, et a gagné des dizaines de procès ces derniers mois contre des institutions qui adhéraient aux principes du BDS. ACOM affirmait que ces mesures étaient discriminatoires et contrevenaient au principe d’égalité, ainsi qu’à la juridiction des autorités locales.

Petrer, qui accueille des reconstitutions des batailles du huitième siècle entre Croisés chrétiens et Maures musulmans, a rejoint la municipalité voisine de Sainte-Eulalie en s’éloignant de son précédent soutien au mouvement BDS après le dépôt de plainte d’ACOM. Sainte-Eulalie avait annulé son soutien en décembre.

Manifestation du mouvement BDS à Barcelone, en Espagne, en juin 2014. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Manifestation du mouvement BDS à Barcelone, en Espagne, en juin 2014. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Les tribunaux espagnols, et notamment des cours constitutionnelles, ont annulé ces derniers mois une dizaine de résolutions pro-BDS et en ont suspendu trois autres. Seules trois municipalités sont volontairement revenues sur leur soutien au BDS pour éviter un jugement négatif, a précisé ACOM dans son communiqué.

L’attitude du système judiciaire espagnol face au BDS est récente dans un pays où au moins 50 communes ont rejoint le mouvement de boycott, le nombre le plus élevé d’Europe.

Promouvoir le mouvement BDS est illégal en France, où il est considéré comme une forme d’incitation au racisme. Le gouvernement britannique a annoncé l’année dernière qu’il travaillait sur une législation similaire.

L’Espagne n’a pas de lois interdisant spécifiquement le boycott d’autres pays, contrairement à la France.

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