Une commission du Congrès enquête sur l’antisémitisme au sein de la NEA
Le syndicat d’enseignants doit fournir ses manuels, procès-verbaux et échanges internes liés à Israël, aux Palestiniens et aux accusations de partialité
Luke Tress est le correspondant du Times of Israel à New York.

La commission de l’Éducation et de la Main-d’œuvre de la Chambre des représentants des États-Unis a annoncé l’ouverture d’une enquête sur l’antisémitisme au sein de la National Education Association (NEA), un important syndicat d’enseignants qui représente plus de trois millions d’éducateurs et d’administrateurs des écoles publiques.
Depuis le début de la guerre à Gaza, la commission exerce une forte pression sur les universités en raison d’accusations d’antisémitisme.
Dans une lettre adressée au président du syndicat, le représentant américain Tim Walberg, républicain du Michigan, cite notamment le vote de la NEA visant à interdire l’utilisation des documents de l’Anti-Defamation League (ADL), ainsi que des éléments jugés antisémites dans le manuel 2025 du syndicat.
À titre d’exemple, le manuel mentionne que le syndicat marquera la Journée internationale dédiée à la mémoire de la Shoah en « rendant hommage à plus de 12 millions de victimes de la Shoah », sans mentionner les Juifs.
Le manuel précise également que le syndicat prévoit d’éduquer ses membres sur la Nakba, sans fournir de contexte sur la création de l’État d’Israël, indique la lettre.
La commission exige que le syndicat transmette l’ensemble des documents et communications de ses dirigeants relatifs à l’antisémitisme, à Israël et aux Palestiniens depuis le début de la guerre à Gaza, les procès-verbaux des réunions évoquant le conflit, les documents liés au vote sur l’ADL, ainsi que tout autre élément relatif au conflit et à l’antisémitisme.
Le syndicat a jusqu’au 4 septembre pour répondre.







