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Une conférence anti-Israël organisée à Toulouse dénoncée par des associations

Des responsables du CRIF et du FSJU avaient appelé la municipalité à interdire la conférence sur "l’apartheid israélien envers le peuple palestinien"

La façade de la mairie de Toulouse. (Crédit : Felipeh/CC.BY.SA/Wikimedia commons)
La façade de la mairie de Toulouse. (Crédit : Felipeh/CC.BY.SA/Wikimedia commons)

Les organisations Solidarité Palestine Toulouse et Amnesty International France ont organisé mercredi soir à Toulouse une conférence pro-Palestine.

Jean-Claude Samouiller, président d’Amnesty International France, était ainsi invité pour venir présenter le rapport d’Amnesty sur « l’apartheid israélien envers le peuple palestinien ».

La soirée était soutenue par une dizaine d’organisations, dont le Collectif Palestine Vaincra, qui serait très proche du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), organisation classée sur la liste officielle des organisations terroristes d’Israël, des États-Unis et de l’Union européenne, notamment, selon NGO Monitor, institut israélien qui fournit des informations et des analyses détaillées concernant les activités des ONG impliquées dans le conflit israélo-arabe.

Après la décision de la mairie de Toulouse de maintenir la conférence (le lieu a néanmoins été changé), Ariel Goldmann, président du Fonds social juif unifié, et le CRIF Midi-Pyrénées avaient dénoncé la tenue de l’évènement et appelé à son interdiction.

Ils dénonçaient ainsi l’emploi du terme « apartheid ».

Franck Touboul, président du CRIF Midi-Pyrénées, avait rappelé auprès du journal La Dépêche « qu’il y a plus de deux millions d’Arabes israéliens auxquels sont reconnus les mêmes droits et les mêmes devoirs. Ils ont accès à toutes les professions, certains sont présidents d’universités dans des amphis où Juifs et Arabes israéliens sont assis côte à côte. D’autres sont directeurs d’hôpitaux et soignent des patients juifs et arabes, d’autres encore sont membres de la Cour suprême et arbitrent en ultime recours sur l’ensemble des décisions prises par les gouvernements ou juridictions, que cela concernent les Arabes ou les Juifs israéliens. Les pays arabes autour n’ont pas le droit à ce type d’accusations, eux qui refusent pourtant la seule présence d’un Israélien dans leur pays. Il n’est pas tolérable de comparer l’hyper démocratie qu’est Israël au régime de l’Afrique du Sud d’avant 1991 ».

« Mais il est vrai qu’autour d’Israël, les pays arabes sont des modèles de démocratie et Amnesty international qui s’est discrédité depuis bien longtemps, n’a rien à dire de la situation au Liban, en Syrie, en Iran, en Irak, en Libye, en Arabie saoudite ou encore au Yémen », a-t-il ironisé. « Certains de ces pays traitent véritablement les Palestiniens comme dans un régime d’apartheid puisqu’ils sont encore considérés comme des parias, interdits d’exercer la moindre profession dite noble et enfermés dans des camps de réfugiés. Pendant ce temps, Amnesty international regarde ailleurs ou plutôt devrais-je dire, au même endroit. Et on s’en moque ! »

« La tenue d’une telle conférence à Toulouse sur des fondements fallacieux qu’aucun État n’a jamais soulevés, n’a pour seul but que de caricaturer et monter les communautés les unes contre les autres », a-t-il ajouté. « Toulouse et la mairie en particulier, n’auraient pas dû permettre qu’une salle municipale serve de défouloir anti-israélien. Chaque signe de faiblesse et perçu comme une victoire par ce collectif groupusculaire peuplé de personnes qui détestent plus Israël et ce qu’il représente qu’elles n’aiment les Palestiniens. »

« Nous connaissons les convictions de la majorité municipale et nous savons son combat pour la vérité et contre les fake news », a-t-il expliqué.

Selon Franck Touboul, Amnesty international a « piégé la municipalité en n’annonçant qu’au dernier moment la nature exacte de cette conférence. Ils n’auraient pas dû l’autoriser. Ils sont nombreux dans cette ville à ne plus supporter les 10 ou 15 personnes qui tous les samedis matin, vocifèrent leur haine d’Israël avec des mégaphones dans le centre-ville. L’exportation de ce conflit ne fait l’affaire de personne, sauf de ceux qui veulent créer des troubles à l’ordre public ».

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