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Une cour approuve l’utilisation du sperme d’un homme décédé malgré son refus

L'homme avait réclamé la destruction de sa semence ; ses proches disent que c'est le seul moyen de continuer la lignée familiale et que l'homme a signé sa demande par distraction

Fécondation in-vitro d'un ovule (Crédit :   iStock by Getty Images/ man_at_mouse)
Fécondation in-vitro d'un ovule (Crédit : iStock by Getty Images/ man_at_mouse)

Dans un jugement qui fera jurisprudence, la cour des Affaires familiales de Krayot, dans le nord d’Israël, a récemment jugé que le sperme d’un homme décédé pourrait être utilisé malgré la demande soumise par ce dernier qu’il soit détruit, a fait savoir la Douzième chaîne dimanche soir.

L’homme, un contre-ténor, avait été atteint il y a environ huit ans d’une forme agressive de cancer et il était décédé en dépit des traitements. Avant de commencer une chimiothérapie, il avait fait congeler son sperme, une pratique commune visant à préserver la qualité de la semence.

Au moment de sa mort, l’unique sœur de l’homme avait découvert qu’elle était stérile et avait cherché à utiliser le sperme de son frère en faisant appel aux services d’une mère porteuse afin de pouvoir maintenir la lignée familiale. Elle avait alors découvert que le sperme allait être détruit, l’homme ayant signé une clause à cet effet s’il était amené à mourir.

La famille s’est alors tournée vers la justice, insistant sur le fait que l’homme avait signé l’acte de destruction du sperme sans réelle intention et de manière distraite.

La cour des Affaires familiales, après avoir entendu des témoignages variés en soutien à la famille, a statué en sa faveur et ce, malgré l’opposition de l’Etat.

« Tout ce que nous voulons, c’est réaliser le désir de feu mon frère de faire naître des enfants de son sperme », a dit sa sœur à la Douzième chaîne.

« C’est également notre seule chance pour continuer une famille. Nous sommes tous désireux de lancer le processus de gestation avec une mère porteuse », a-t-elle ajouté.

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