Une députée algérienne veut interdire les appels à la normalisation avec Israël
Rechercher

Une députée algérienne veut interdire les appels à la normalisation avec Israël

Si elle est adoptée, la loi pourrait punir les auteurs de ces appels de 3 à 10 ans de prison et 300 000 dinars d’amende pour les personnes physiques

La députée Amira Slim interviewée par la chaine Foochia. (Crédit : Foochia / Capture d’écran YouTube)
La députée Amira Slim interviewée par la chaine Foochia. (Crédit : Foochia / Capture d’écran YouTube)

Amira Slim, députée algérienne qui représente les nationaux établis ailleurs au Maghreb et au Moyen-Orient, a déposé un projet de loi visant à interdire tout appel à la normalisation avec Israël, a rapporté la presse algérienne.

Le projet « consiste en la révision du Code pénal et part du principe des positions de l’État algérien qui refuse toute normalisation avec l’État sioniste », a écrit la députée fin décembre sur Facebook.

Son texte vise notamment la presse et les Algériens de la diaspora, dont les « appels à la normalisation » seraient désormais considérés comme des délits.

Si elle est adoptée, la loi pourrait punir les auteurs de ces appels de 3 à 10 ans de prison et 300 000 dinars (1 900 euros) d’amende pour les personnes physiques. Les institutions et associations pourraient être fermées ou se voir retirées leurs accréditations. En cas de récidive, une peine pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison pourrait être prononcée.

Amira Slim est affiliée au Rassemblement national démocratique, parti libéral de centre-droit.

Sa loi vient en réaction à l’instauration de relations diplomatiques officielles entre le Maroc et Israël, annoncées le mois dernier par Donald Trump.

Plusieurs responsables politiques algériens – dont le président Abdelmadjid Tebboune et le Premier ministre Abdelaziz Djerad – avaient alors condamné ces accords, qui reconnaissent également la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, zone disputée entre le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...