Une ONG appelle la Haute Cour à reporter l’investiture du gouvernement
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Une ONG appelle la Haute Cour à reporter l’investiture du gouvernement

Le Mouvement pour un gouvernement de qualité affirme que la coalition Likud-Kakhol lavan ne peut continuer sans la publication des informations du conflit d'intérêts de Netanyahu

Eliad Shraga, président du Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël, s'exprime lors d'une manifestation sur la place Habima à Tel Aviv, appelant le Premier ministre Benjamin Netanyahu à démissionner suite à l'annonce par le procureur général Avichai Mandelblit qu'il serait jugé pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires de corruption différentes, le 30 novembre 2019. (Miriam Alster/FLASH90)
Eliad Shraga, président du Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël, s'exprime lors d'une manifestation sur la place Habima à Tel Aviv, appelant le Premier ministre Benjamin Netanyahu à démissionner suite à l'annonce par le procureur général Avichai Mandelblit qu'il serait jugé pour corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires de corruption différentes, le 30 novembre 2019. (Miriam Alster/FLASH90)

Dans un ultime effort pour faire dérailler l’installation du nouveau gouvernement d’unité, le Mouvement pour un gouvernement de qualité en Israël a demandé mercredi à la Cour suprême de justice de forcer le procureur général Avichai Mandelblit à reporter la prestation de serment de jeudi en attendant la publication d’une divulgation de conflit d’intérêts du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Au début de ce mois, la Cour suprême de justice a rejeté à l’unanimité une série de recours, notamment du Mouvement pour un gouvernement de qualité, visant à la fois à empêcher Netanyahu de former un gouvernement en raison des accusations criminelles portées contre lui et à bloquer l’accord de coalition qu’il a signé avec le chef du parti Kakhol lavan, Benny Gantz.

Dans sa décision, le tribunal a déclaré que M. Netanyahu devrait respecter un accord sur les conflits d’intérêts chaque fois qu’il s’occuperait d’affaires liées à l’application de la loi pendant qu’il sera Premier ministre (en vertu de l’accord avec Kakhol lavan, Gantz le remplacera comme Premier ministre dans 18 mois).

Réagissant au verdict, l’organisme a déclaré qu’il respecterait la décision, mais a qualifié le gouvernement Netanyahu-Gantz de « définition exacte de ‘casher mais odieux' ».

La présidente de la Cour suprême Esther Hayut lors des délibérations de la Haute Cour de justice sur les recours contre la nomination de Benjamin Netanyahu au poste de Premier ministre, le 3 mai 2020. (Capture d’écran)

Le lendemain, il a de nouveau saisi la Haute Cour de justice, quelques minutes après l’adoption par la Knesset d’une loi ancrant dans le droit l’accord de coalition entre Kakhol lavan et le Likud.

Le groupe a demandé l’annulation d’un amendement à l’une des lois fondamentales quasi-constitutionnelles d’Israël, adopté par le Likud et Kakhol lavan pour permettre à Netanyahu et Gantz de se partager le poste de Premier ministre par rotation.

Le procès de Netanyahu doit commencer le 24 mai. Il est accusé de trois infractions pénales : fraude et abus de confiance dans les affaires 1000 et 2000, et corruption, fraude et abus de confiance dans l’affaire 4000.

Le procureur général Avichai Mandelblit tient une conférence de presse au ministère de la Justice à Jérusalem annonçant sa décision d’inculper le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le 21 novembre 2019. (Hadas Parush/FLASH90)

L’affaire 1000 porte sur des accusations selon lesquelles Netanyahu aurait reçu des cadeaux et des avantages de bienfaiteurs milliardaires, dont le producteur hollywoodien d’origine israélienne Arnon Milchan, en échange de faveurs.

L’affaire 2000 porte sur des accusations selon lesquelles Netanyahou a convenu avec l’éditeur du journal Yedioth Ahronoth, Arnon Mozes, d’affaiblir un quotidien rival en échange d’une couverture plus favorable de Yedioth.

L’affaire 4000, largement considérée comme la plus sérieuse contre le Premier ministre, concerne des accusations selon lesquelles Netanyahu aurait fait avancer des décisions réglementaires qui ont bénéficié à Shaul Elovitch, l’actionnaire majoritaire du géant des télécommunications Bezeq, à hauteur de centaines de millions de dollars, en échange d’une couverture positive de son site d’information Walla.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

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