Israël en guerre - Jour 199

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Une journaliste de la BBC dit à Bennett que l’armée est « heureuse de tuer des enfants »

Évoquant le bilan des morts et leur âge, Anjana Gadgil a aussi demandé à l'ex-Premier ministre si "le le but recherché par l'armée" était vraiment de tuer "des jeunes âgés de 16 à 18 ans"

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett, à droite, lors d'une interview à la BBC au cours de laquelle la présentatrice Anjana Gadgil lui a dit que l'armée israélienne "sont heureuses de tuer des enfants" lors de l'opération de Jénine, le 4 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran Youtube ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d'auteur)
L'ancien Premier ministre Naftali Bennett, à droite, lors d'une interview à la BBC au cours de laquelle la présentatrice Anjana Gadgil lui a dit que l'armée israélienne "sont heureuses de tuer des enfants" lors de l'opération de Jénine, le 4 juillet 2023. (Crédit : Capture d'écran Youtube ; utilisée conformément à la clause 27a de la loi sur les droits d'auteur)

L’ancien Premier ministre Naftali Bennett a accordé une interview à la BBC mardi. La présentatrice de la BBC News a indiqué que l’armée israélienne « était heureuse de tuer des enfants » dans le cadre de l’opération de Jénine.

L’interview a été diffusée mardi, la présentatrice Anjana Gadgil insistant à plusieurs reprises sur le fait que les adolescents armés tués lors des échanges de tirs étaient des enfants.

Tsahal a indiqué que toutes les personnes tuées au cours de l’opération d’envergure, qui a duré deux jours, étaient des combattants.

« L’armée israélienne parle d’une opération militaire, mais nous savons maintenant que des jeunes ont été tués, dont quatre avaient moins de 18 ans. Est-ce vraiment le but recherché par l’armée, tuer des personnes âgées de 16 à 18 ans ? », a déclaré Gadgil.

Bennett, visiblement agacé, a répondu que les personnes tuées avaient pris les armes et étaient impliquées dans des attaques visant également des civils.

« Tous les Palestiniens qui ont été tués sont des terroristes dans ce cas », a-t-il déclaré.

« Des terroristes, mais des enfants. Les forces israéliennes sont heureuses de tuer des enfants », a répondu Gadgil.

« Vous savez, c’est assez incroyable que vous disiez cela, parce qu’ils nous tuent », a répondu Bennett. Il a ensuite demandé à deux reprises à Gadgil si elle ferait référence à quelqu’un qui tire sur sa famille en tant qu’enfant. L’animatrice a refusé de répondre, jugeant que cette question n’était pas pertinente.

« Nous ne parlons pas de cela. Les Nations unies les ont définis comme des enfants », a-t-elle assuré.

« Il y a quelque chose qui m’échappe », a répondu Bennett. « Vous savez qu’un terroriste de 17 ans peut assassiner des civils. »

Il s’est insurgé contre le fait que Gadgil « crée une équivalence morale » entre les deux camps.

L’ex-Premier ministre a fait l’objet de quelques éloges en Israël pour avoir défendu le gouvernement et sa conduite pendant l’opération, malgré ses divergences avec nombre de ses politiques.

Dans un tweet écrit mercredi soir, Bennett a indiqué qu’il avait demandé des excuses officielles auprès de la BBC immédiatement après l’interview, qui a entraîné également un certain nombre de plaintes et de condamnations en ligne.

« Nous ne garderons pas le silence sur l’honneur de l’État d’Israël », a écrit Bennett.

La BBC a émis un communiqué, mercredi soit, assurant avoir couvert les événements « de manière impartiale et solide », notant que les Nations unies « ont soulevé le problème de l’impact de l’opération à Jénine sur les enfants et sur les jeunes gens ».

« Alors que le sujet pouvait être légitimement examiné pendant l’entretien, nous présentons nos excuses pour le langage utilisé au cours de cette partie de l’interview, avec une formulation qui était mauvaise et inappropriée », a continué la BBC.

La ministre de la Diplomatie publique, Galit Distel Atbaryan (Likud), a déclaré il y a peu à la Douzième chaîne que Bennett avait été « excellent » lors de l’émission.

Le ministère de la Diplomatie publique, nouvellement créé, a diffusé fin juin sur les réseaux sociaux une vidéo en anglais avertissant le public de ne pas se fier à la presse étrangère.

Fight the fake: A quick guide in reading the news about Israel [Lutter contre les fakes: un guide rapide pour lire les informations sur Israël] cite plusieurs agences de presse, journaux et réseaux internationaux de premier plan, les accusant de partialité à l’égard d’Israël.

Un graphique de fond mentionne à un moment donné l’Associated Press, la BBC, CNN, le New York Times, Reuters et The Guardian.

Elle conseille de « faire preuve d’esprit critique en consommant des informations provenant d’organes de presse internationaux ».

La vidéo dénonce les termes utilisés pour décrire les attentats. « Certains articles déforment complètement les faits », affirme-t-elle, soulignant que l’utilisation de guillemets autour du mot « terroriste » est un moyen d’en « miner la validité ».

« Parfois, il est impossible de déceler l’identité des terroristes, c’est comme si les attaques étaient commises par des objets inanimés », ajoute le rapport. « Des armes à feu, des voitures et des roquettes qui sortent de nulle part. Le véritable meurtrier n’est pas identifié ».

« Ce n’est pas du journalisme. Il faut dénoncer ce problème », insiste la vidéo.

La vidéo recommande aux personnes qui veulent savoir « ce qui se passe vraiment » de suivre les comptes du ministère sur les réseaux sociaux.

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