USA/Options binaires : 22 ans de prison pour Lee Elbaz
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USA/Options binaires : 22 ans de prison pour Lee Elbaz

Elbaz avait été reconnue coupable par un jury du Maryland le 6 août de trois chefs d'inculpations

Lee Elbaz, Israélienne qui comparaît actuellement aux Etats-Unis dans le scandale des fraudes aux options binaires, entre au tribunal de Greenblet, dans le Maryland, le 25 juillet 2019. (Crédit : Times of Israel)
Lee Elbaz, Israélienne qui comparaît actuellement aux Etats-Unis dans le scandale des fraudes aux options binaires, entre au tribunal de Greenblet, dans le Maryland, le 25 juillet 2019. (Crédit : Times of Israel)

Jeudi, l’Israélienne Lee Elbaz a été condamnée à 22 années de prison par un tribunal à Greenbelt, dans le Maryland pour sa participation aux options binaires.

Elbaz a été reconnue coupable par un jury du Maryland le 6 août de trois chefs d’inculpations pour fraude électronique et d’un chef d’inculpation pour avoir commis une fraude en lien avec une vaste arnaque pour escroquer des investisseurs du monde entier de plus de 140 millions de dollars.

Elbaz était la PDG de Yukom Communications Ltd., l’une des centaines d’entreprises d’options binaires qui ont opéré en Israël entre les années 2008 et 2018.

Elle est l’une des 21 accusés qui ont travaillé pour Yukom, qui gérait les sites internet BigOption et BinaryBook, et elle est la première à être jugée. Elbaz a été arrêtée par le FBI le 14 septembre 2017 alors qu’elle descendait d’un avion à l’aéroport JFK à New York. Elle a été inculpée par un grand jury fédéral américain en mars 2018 pour avoir participé à une fraude « visant à escroquer des investisseurs aux Etats-Unis et dans le monde ».

Lee Elbaz avec ses complices inculpés Nissim Alfassi et Runal Jeebrun dans une photo sans date. (Photo: Crédit)

Cinq anciens employés de Yukom Communications Ltd. et de Numaris Communication Ltd. en Israel — Lissa Mel, Shira Uzan, Liora Welles, Austin Smith et Yair Hadar — ont passé un accord de plaidoyer coupable avec le gouvernement américain. A part Mel, ils ont tous témoigné au procès d’Elbaz pour le compte du procureur, en affirmant qu’Elbaz leur avait donné l’instruction de mentir aux investisseurs afin qu’ils déposent autant d’argent que possible, et de tout faire pour les empêcher de retirer leurs fonds.

Quinze autres personnes ont été inculpées en novembre.

Des employés de Yukom faisaient semblant d’être originaires d’autres pays, mentaient sur leurs qualifications professionnelles et adoptaient des « noms d’emprunt ». Elbaz utilisait le pseudonyme de « Lena Green » quand elle interagissait avec les investisseurs, selon les procureurs.

Les employés de Yukom faisaient miroiter de faux profits, mentaient sur le taux de retour sur investissements et ne disaient pas aux investisseurs qu’ils gagnaient uniquement de l’argent si leurs clients en perdaient.

Un email donnait l’instruction aux commerciaux de BinaryBook de cibler les retraités, les allocataires de la sécurité sociale et les vétérans comme clients, selon les documents du dossier de l’accord passé pour plaider coupable par les anciens employés.

Lors de l’audience de condamnation, l’avocat d’Elbaz a tenté de persuader le juge qu’Elbaz n’était qu’ « un maillon de la chaîne » et que ses patrons Yossi Herzog et Kobi Cohen étaient les véritables cerveaux de l’escroquerie. Herzog et Cohen, qui ont tous les deux été inculpés, sont toujours en fuite.

Les fraudes aux options binaires se sont développées en Israël pendant une décennie avant que l’industrie ne soit interdite suite à une loi adoptée à la Knesset en octobre 2017, en grande partie après une série d’articles du Times of Israël qui a commencé avec un article de mars 2016 intitulé « Les Loups de Tel Aviv ». Au sommet de son activité, des centaines d’entreprises en Israël ont évolué dans cette industrie très largement frauduleuse, employant des milliers d’Israéliens, qui auraient dérobé des milliards à leurs victimes dans le monde.

La plupart des escrocs ont déplacé leurs activités à l’étranger, ou se sont tournés vers d’autres arnaques, même si les autorités israéliennes n’ont pas voulu, ou n’ont pas pu, poursuivre plus d’une poignée de suspects de ce type d’escroqueries. A l’inverse, le gouvernement américain renforce ses efforts pour traduire en justice des criminels israéliens.

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