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Vaccins et Omicron, la meilleure protection contre BA-5, selon l’hôpital Sheba

Selon un docteur de l'hôpital Sheba, une personne ayant été infectée par le variant mais n'ayant pas été vaccinée "n'est pas protégée" contre les autres variants

Un employé de Magen David prélève un échantillon sur écouvillon sur un site de test COVID-19 en drive-in à Jérusalem, le 22 mars 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Un employé de Magen David prélève un échantillon sur écouvillon sur un site de test COVID-19 en drive-in à Jérusalem, le 22 mars 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Les personnes qui ont été vaccinées contre le COVID et qui se sont remises d’une infection par le variant Omicron sont les mieux protégées contre le sous-variant BA.5 qui est en train de se propager, selon les nouvelles conclusions d’un hôpital israélien.

Les premiers résultats de la recherche menée par l’hôpital Sheba ont montré que les personnes vaccinées et ayant contracté Omicron ont développé le plus d’anticorps contre la variante BA.5, selon un reportage de la chaîne publique Kan dimanche.

Le reportage indique que les personnes qui ont été vaccinées et n’ont pas contracté l’Omicron ou vice versa avaient beaucoup moins d’anticorps que les personnes qui ont été à la fois inoculées et précédemment infectées par le variant du coronavirus.

« Nous voyons clairement en laboratoire qu’une personne qui a été infectée par Omicron et qui n’a pas été vaccinée n’est pas protégée contre les autres variants », a déclaré à radio la professeure Gili Regev-Yochay, directrice de l’unité d’épidémiologie des maladies infectieuses de Sheba.

« Il faut comprendre que quelqu’un qui a contracté Omicron n’est pas suffisamment protégé contre le nouveau variant, ni tous ceux qui ont été vaccinés – mais ceux qui ont été malades et ont été vaccinés ont développé plus d’anticorps », a-t-elle ajouté.

Ces déclarations ont été faites alors que le nombre de nouveaux cas de COVID ne cesse d’augmenter. Dimanche, un chiffre clé mesurant la propagation du virus a atteint sa valeur la plus élevée en trois mois.

Prof. Gili Regev-Yochai, directrice de l’Unité d’épidémiologie des maladies infectieuses à l’hôpital Sheba (Crédit : capture d’écran YouTube)

Le nombre de reproduction de base du virus, ou valeur R, a atteint 1,44, avec 3 259 nouveaux patients diagnostiqués la veille, selon les chiffres du ministère de la Santé.

La valeur R, qui indique la situation observée 10 jours plus tôt, mesure le nombre de personnes que chaque porteur de coronavirus infecte en moyenne. Tout chiffre supérieur à 1 signifie que la propagation du COVID est en augmentation. Elle a commencé à dépasser 1 à la mi-mai, après être restée en dessous du seuil pendant près de deux mois.

Selon les chiffres du ministère, 102 patients seraient dans un état grave.

Le responsable de la lutte contre le coronavirus, Salman Zarka, a déclaré dimanche à la radio 103FM qu’il ne considérait pas encore le pays comme étant en pleine épidémie. Il a exhorté le public à recommencer à porter des masques de protection, mais il a souligné qu’il n’y avait pour l’instant aucune intention d’introduire des mesures restrictives pour le public, comme cela a été fait ces deux dernières années.

« Nous ne sommes pas arrivés au point des restrictions. Nous ne sommes qu’au début d’une hausse », a déclaré M. Zarka.

Il y a maintenant 27 693 patients actifs confirmés dans le pays.

Les responsables du ministère de la Santé se réuniront cette semaine pour discuter de l’obligation du port de masque en intérieur, selon les informations de samedi sur Kan.

La règle du port du masque à l’intérieur, qui avait été l’un des derniers ordres de santé publique liés au virus, a été levée le 23 avril. Les masques sont toujours requis dans les centres de santé et les hôpitaux.

Mercredi dernier, le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre de la Santé Nitzan Horowitz ont rencontré des responsables de la santé et ont convenu qu’aucune nouvelle restriction liée au virus ne serait appliquée à ce stade.

Des Israéliens portent des masques de protection au centre Dizengoff, à Tel Aviv, le 13 septembre 2021 (Crédit : Miriam Alster/FLASH90)

Israël a traversé cinq vagues de COVID depuis le début de la pandémie en 2020. Il a fait de la vaccination de masse une stratégie centrale pour faire face au virus, et les chiffres de dimanche montrent que jusqu’à présent, sur une population de quelque 9,5 millions d’habitants, plus de 6,7 millions ont reçu au moins une dose.

Parmi eux, 6 141 921 ont eu une deuxième injection, et 4 495 625 ont eu trois injections. Il y a aussi 814 955 personnes qui ont eu quatre doses.

Depuis le début de la pandémie, 10 882 personnes sont décédées du COVID en Israël.

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