Vague de crimes de haine : Des vignobles israéliens et palestiniens vandalisés
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Vague de crimes de haine : Des vignobles israéliens et palestiniens vandalisés

Ces attaques survenues ce week-end en Cisjordanie sont les dernières d'une série d'incendies déclenchés ces dernières semaines

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Un vigneron inspecte sa vigne à proximité de  Shiloh, en Cisjordanie, après un incendie présumé palestinien, lre 27 mai 2018 (Autorisation : Conseil de Yesha)
Un vigneron inspecte sa vigne à proximité de Shiloh, en Cisjordanie, après un incendie présumé palestinien, lre 27 mai 2018 (Autorisation : Conseil de Yesha)

Un échange apparent de crimes de haine agricoles entre Juifs et Arabes a mené à la destruction de deux vignobles supplémentaires, l’un appartenant à un Juif et l’autre à un Arabe, en Cisjordanie durant le week-end.

Les résidents du village palestinien de Bani Naim, aux abords de Hébron, ont déposé plainte dimanche après les dégâts massifs commis à leurs vignobles ce week-end, avec des centaines de vignes arrachées ou détruites.

L’attaque a eu lieu « dans un champ qui n’était pas éloigné de deux autres qui ont été vandalisés au cours des deux dernières semaines », selon le groupe de défense Yesh Din.

Un graffiti en hébreu disant « stop au terrorisme agricole, on peut aller partout » écrit sur un bâtiment aux abords de Hébron, à proximité du site où ces centaines de ceps ont été arrachés ou coupés dans un vignoble palestinien, le 27 mai 2018 (Crédit : Habitants locaux, autorisation : Yesh Din)

Sur un bâtiment voisin, les enquêteurs ont trouvé un graffiti écrit en hébreu disant : « stop au terrorisme agricole, on sera partout. »

Dans les heures qui ont suivi, des informations similaires ont émané d’un vignoble israélien situé à proximité de l’implantation de Siloh, au nord de Jérusalem.

Des centaines de ceps de vigne ont été déracinés ou coupés, selon le propriétaire de ce vignoble, un habitant local.

Les résidents israéliens de la zone ont noté que les incendies étaient un phénomène récurent, et ont accusé les Palestiniens de la ville voisine de Qusra d’avoir détruits leurs vignobles.

La police et l’armée ont lancé une enquête sur les deux incidents.

Cette attaque du week-end suit un certain nombre d’incendies allumés à proximité de Kfar Etzion, au sud de Jérusalem, vendredi, lors de la deuxième attaque présumée de ce type contre une implantation de Cisjordanie en quelques jours.

Les pompiers sont parvenus à éteindre les flammes avant qu’elles ne se propagent à un verger de cerisiers qui avait lourdement endommagé par les flammes mardi. Selon le quotidien Haaretz, les pompiers avaient expliqué que les feux semblaient avoir été allumés intentionnellement.

Yaron Rosenthal, directeur de l’école agricole de Kfar Etzion, avait dit au journal que l’incendie avait endommagé des centaines d’arbres dans un verger voisin.

Mardi, des vandales avaient mis le feu à un verger de cerisiers israélien quelques jours avant le festival annuel de la cerise organisé par le Conseil régional de Gush Etzion.

Les habitants d’implantations locales ont accusé des Palestiniens de Beit Ummar.

Le Conseil régional de Gush Etzion avait expliqué que les implantations locales étaient les cibles d’attaques « répétées et organisées » de la part d’émeutiers arabes, ces derniers mois.

Il y a eu ces derniers mois de nombreuses attaques contre des Palestiniens, notamment l’abattage de douzaines d’oliviers, l’incendie d’une mosquée, des pierres jetées dans les vitres de voitures, des pneus crevés et des graffitis appelant au meurtre des Arabes. La police enquête sur ces crimes variés mais n’a encore procédé à aucune arrestation.

Mardi, à quelques kilomètres au sud du village palestinien d’Ad-Deirat, dans les collines du sud de Hébron, un champ de blé avait été incendié et des slogans de haine en hébreu avaient été découverts sur les murs de l’une des habitations.

Les slogans écrits à la bombe en hébreu, sur les lieux, disaient « stop à au terrorisme de l’agriculture » – une phrase que les agriculteurs israéliens utilisent pour qualifier les attaques contre leurs récoltes qui seraient commises par les Palestiniens – et « On sera partout ».

Mercredi, des agriculteurs palestiniens avaient fait savoir que deux acres de leur vignoble, dans le secteur de Hébron, avaient été détruits pour la deuxième fois en moins d’une semaine. Les fermiers, à Halhul, avaient déclaré que 400 ceps de vignes avaient été coupés et que des graffitis de menace en hébreu avoient été découverts à proximité. Des photos prises par le groupe de défense des droits de l’Homme BTselem avaient montré la phrase en hébreu récurrente « On sera partout », écrite à la bombe sur un rocher.

Les habitants d’implantations israéliennes ont également subi des dommages lors d’au-moins un incident attribué aux Palestiniens. Environ 150 ceps de vignes appartenant à un résident de l’implantation de Tomer, dans la vallée du Jourdain, avaient été détruits pendant une nuit du mois d’avril.

Deux mémorials construits dans le nord de la Cisjordanie en hommage aux Israéliens tués lors d’attentats terroristes palestiniens ont également été vandalisés ces dernières semaines.

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