Washington : plus d’aide pour ceux qui « répandent des mensonges » sur les USA
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Washington : plus d’aide pour ceux qui « répandent des mensonges » sur les USA

Un responsable américain affirme que Trump ne tolérera pas "les mensonges" et qu’ "il ne dépensera certainement pas l'argent des contribuables pour financer ceux qui les profèrent"

Cette photo prise le 18 décembre 2017 montre le président américain Donald Trump parlant de la stratégie de sécurité nationale de son administration au Ronald Reagan Building et au International Trade Center à Washington, DC. (Crédit : AFP / SAUL LOEB)
Cette photo prise le 18 décembre 2017 montre le président américain Donald Trump parlant de la stratégie de sécurité nationale de son administration au Ronald Reagan Building et au International Trade Center à Washington, DC. (Crédit : AFP / SAUL LOEB)

WASHINGTON — Le président américain Donald Trump est toujours déterminé à négocier un accord de paix israélo-palestinien, mais il ne tolérera pas les mensonges sur l’Amérique et ses positions, a déclaré mercredi un responsable haut placé de la Maison blanche au Times of Israel.

Le responsable réagissait mardi au tweet du président américain qui menaçait de couper l’aide américaine à l’Autorité palestinienne (AP) si elle ne revenait pas à la table des négociations avec Israël.

« Le président est un négociateur né, et s’est engagé à parvenir à l’accord ultime, mais ne tolérera pas que des mensonges soient répandu sur l’Amérique et sur nos positions, et ne dépensera certainement pas l’argent du contribuable pour financer ceux qui profèrent [ces mensonges] », a déclaré un responsable au Times of Israel.

Il n’était pas vraiment possible de savoir à quels « mensonges » il faisait référence et la Maison Blanche n’a pas immédiatement répondu à une demande de clarification

Trump a officiellement reconnu Jérusalem comme la capitale d’Israël le mois dernier, déclenchant la colère des Palestiniens et du monde arabe dans son ensemble.

Suite à cette décision,le président de l’AP Mahmoud Abbas a estimé que les Etats-Unis ne pouvaient plus jouer leur rôle traditionnel de médiateur dans le conflit et que les responsables palestiniens refusaient de rencontrer l’envoyé spécial de Trump, Jason Greenblatt, lors de sa visite en décembre. Ils ont maintenant annoncé qu’ils n’allaient pas rencontrer le vice-président Mike Pence, qui est attendu plus tard ce mois-ci.

Trump avait chargé son gendre, qui est également son conseiller, Jared Kushner de relancer l’effort de paix, et avait amené son ancien avocat, Greenblatt, à la Maison Blanche pour mener les négociations.

De gauche à droite : Jason Greenblatt, conseiller du président américain Donald Trump en charge des négociations internationales, David Friedman, ambassadeur des Etats-Unis en Israël, Jared Kushner, conseiller de Trump en charge du Moyen Orient, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, et Ron Dermer, ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, à Jérusalem, le 21 juin 2017. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

L’équipe de paix au Proche-Orient a organisé des réunions avec des dirigeants israéliens, palestiniens et arabes pendant près d’un an pour pouvoir présenter une proposition de paix.

Le responsable de la Maison Blanche a souligné mercredi que malgré les développements récents, ils prévoient toujours de faire avancer cette quête pour la paix.

« Nous continuons de travailler d’arrache-pied sur l’accord de paix, qui bénéficiera aux Israéliens et aux Palestiniens, et qui sera dévoilé quand il sera prêt, en temps et en heure », a insisté le responsable américain.

Cependant, le tweet de mardi soir de Trump semblait être un aveu tacite que sa reconnaissance de Jérusalem et sa décision de transférer l’ambassade des Etats-Unis en Israël de Tel Aviv à Jérusalem avaient bloqué le projet de relance du processus de paix.

Il a rejeté la colère palestinienne sur sa reconnaissance de Jérusalem et a déclaré qu’il prévoyait qu’Israël « paie » dans les négociations futures pour sa déclaration sur Jérusalem.

Mais la réticence palestinienne à revenir à la table des négociations empêchait tout progrès.

« Ils ne veulent même pas négocier un traité de paix avec Israël attendu depuis longtemps », a-t-il affirmé. « Nous avons enlevé Jérusalem, la partie la plus difficile de la négociation, mais Israël, pour cela, devrait payer plus cher. »

« Mais avec les Palestiniens qui ne veulent plus parler de paix », a-t-il poursuivi, « pourquoi devrions-nous leur verser ces énormes paiements dans le futur ? ».

Les États-Unis versent actuellement à l’Autorité palestinienne une aide annuelle de plus de 300 millions de dollars.

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas s’exprime lors d’une conférence de presse à la suite du sommet de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) sur la reconnaissance par le président américain Donald Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël le 13 décembre 2017 à Istanbul (Crédit : AFP / Yasin Akgul)

Le président Trump a, par le passé, exprimé son soutien de principe à une législation qui réduirait substantiellement l’aide américaine à l’AP si elle continuait à payer les familles des terroristes qui tuent des Israéliens. La Maison Blanche n’a pas encore pris une position ferme sur ce projet de loi — appelée Taylor Force Act — et a indiqué qu’elle surveillerait les progrès du projet de loi au Congrès.

Plus tôt mardi, l’ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU, Nikki Haley, a pour sa part menacé d’interrompre le financement de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA, si les Palestiniens refusaient de s’engager dans des négociations de paix.

Plus tôt dans la journée, Saeb Erekat, le négociateur palestinien, a déclaré que les mesures envisagées par Trump affameraient les enfants palestiniens, et que le leader américain encourageait Israël à commettre des crimes au regard du droit international.

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