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Washington réagit aux propos de Levin et dément soutenir les anti-réforme en Israël

Le Département d’État a réfuté les insinuations du ministre de la Justice israélien, selon lesquelles les déclarations de responsables américains prouvaient leur connivence avec les anti réforme

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Le ministre de la Justice Yariv Levin s'entretient avec des militants Haredim à Bnei Brak le 30 avril 2023. (Capture d’écran/Twitter)
Le ministre de la Justice Yariv Levin s'entretient avec des militants Haredim à Bnei Brak le 30 avril 2023. (Capture d’écran/Twitter)

Les services du président américain Joe Biden ont catégoriquement démenti, mardi, les affirmations du ministre de la Justice Yariv Levin selon lesquelles ils coopéraient avec les forces d’opposition, en Israël, pour contrecarrer le projet de réforme du système judiciaire.

« Ces accusations sont totalement infondées », a déclaré un responsable du Département d’Etat américain en réponse à une question sur le sujet.

Levin avait affirmé que le gouvernement américain « travaillait en coopération avec les anti-réforme, ce que trahissaient les propos des porte-parole du gouvernement ». Il avait tenu ces propos lors d’un repas avec des militants haredim, dimanche soir, dont les images ont été publiées lundi par le site d’information Walla.

Il a toutefois admis que la position des États-Unis sur la réforme était fondée sur une analyse sérieuse et non sur une sorte de conspiration contre le projet de réforme.

L’administration Biden s’est progressivement intéressée à la question après avoir indiqué, en première intention, qu’elle ne s’immiscerait pas dans les affaires internes israéliennes.

La nature des propositions dévoilées par Levin, le 4 janvier dernier, a en effet amené l’administration Biden à publier des déclarations rappelant l’importance de préserver l’indépendance du système judiciaire d’Israël et de veiller à ce que tout changement important des structures fondamentales du pays soit adopté sur la base d’un large consensus.

Sans réaction de la part de Netanyahu, le président américain Joe Biden avait enfoncé lui-même le clou, fin mars, en déclarant aux journalistes que Netanyahu aurait intérêt à « retravailler » le projet de réforme initial et qu’il était « très préoccupé » par la santé de la démocratie israélienne, qui « ne pouvait pas continuer dans cette voie ».

Netanyahu a depuis accepté de suspendre le processus législatif pour permettre la tenue de pourparlers avec l’opposition, mais aucun progrès notable n’a été signalé en la matière.

Yair Netanyahu, fils du Premier ministre Benjamin Netanyahu, se rendant à une audience du tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté par l’ex-députée Stav Shaffir, à Tel Aviv, le 29 novembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

La formulation de la réponse du Département d’État, mardi, est en tout point identique à celle apportée, le mois dernier, par son porte-parole, Vedant Patel, à une affirmation du fils du Premier ministre Benjamin Netanyahu, Yaïr, selon laquelle l’administration Biden finançait les manifestations contre le projet de réforme judiciaire.

Le jeune Netanyahu avait évoqué les subventions du Département d’État allouées à l’organisation Mouvement pour un gouvernement de qualité, impliquée dans les manifestations anti-réforme.

Toutefois, cette subvention a été accordée du temps de l’administration Trump pour les besoins d’un programme éducatif pour les écoles de Jérusalem destiné à compléter leurs études civiques. La subvention la plus récente a été allouée deux mois avant les élections, et quatre mois avant la présentation du projet de réforme.

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