Washington tente de faire venir les Palestiniens à la table des négociations
Rechercher

Washington tente de faire venir les Palestiniens à la table des négociations

L'envoyée américaine à l'ONU, Kelly Craft, a dit que le plan n'était "pas gravé dans le marbre" mais que sans dialogue, "il n'y aura rien" - sur fond d'annexion israélienne

L'ambassadrice américaine aux Nations unies Kelly Craft fait une déclaration à la presse après une réunion du Conseil de sécurité à New York, le 16 octobre 2019 (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)
L'ambassadrice américaine aux Nations unies Kelly Craft fait une déclaration à la presse après une réunion du Conseil de sécurité à New York, le 16 octobre 2019 (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

Les Etats-Unis continuent à tenter de faire venir les Palestiniens à la table des négociations pour débattre du plan de paix controversé mis au point par l’administration Trump, a indiqué une haute-diplomate américaine vendredi, alors qu’Israël cherche à mettre en oeuvre de manière unilatérale un seul aspect du plan – l’annexion d’environ 30 % des terres de Cisjordanie – dès le début du mois prochain.

Kelly Craft, ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, a déclaré lors d’une conférence de presse que le plan de Trump n’était pas « gravé dans le marbre », expliquant que l’administration s’efforce de faire venir Israël et les Palestiniens à la table des négociations pour en débattre.

Craft a ajouté que les responsables américains « ont travaillé très étroitement pour garantir qu’Israël et les Palestiniens… que les deux parties ont bien compris que ce plan est très détaillé, qu’il est très réaliste et très réalisable et qu’il répond aux exigences d’Israël et de la population palestinienne ».

« Jusqu’à ce qu’un dialogue soit établi, il n’y aura rien », a-t-elle ajouté. « Alors, je veux vraiment le souligner… nous devons – vous devez – venir à la table des négociations ».

Selon le plan, toutes les implantations juives et la région de la vallée du Jourdain passeraient sous le giron israélien, tout en réservant environ 70 % de la Cisjordanie à la création d’un Etat palestinien.

Le projet prévoit également une capitale de l’État palestinien dans les quartiers arabes et dans des quartiers situés aux abords de Jérusalem, de l’autre côté de la barrière de sécurité.

Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, dirige une réunion de dirigeants à son siège, dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 19 mai 2020. (Alaa Badarneh/Pool via AP)

Il impose un gel des constructions d’implantations pendant quatre ans, dans les zones allouées à un futur État palestinien, pour offrir à l’Autorité palestinienne le temps nécessaire pour réfléchir à une participation à des négociations. L’établissement de l’État palestinien serait conditionné par des exigences variées – la démilitarisation, la reconnaissance de l’Etat d’Israël en tant qu’Etat juif, et le maintien du contrôle sécuritaire global israélien en Cisjordanie.

Les responsables américains ont fait savoir que ce plan était plus un projet pouvant servir de point de départ pour une réflexion qu’un document final mais les Palestiniens ont d’ores et déjà rejeté la proposition, la considérant comme lourdement favorable à Israël et ils ont refusé d’en discuter.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...