Yom HaAtsmaout illuminé par une arrière-arrière-grand-mère originaire du Maroc
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Yom HaAtsmaout illuminé par une arrière-arrière-grand-mère originaire du Maroc

Un hommage a été rendu à Renee Abitbol, radieuse lors de la cérémonie d'allumage des torches, pour ses 18 ans de bénévolat dans un hôpital ; elle a appelé à suivre son exemple

Capture d'écran de Renee Abitbul, 92 ans, lors de la cérémonie annuelle d'allimage des torches au début de la Journée de l'indépendance, le 28 avril 2020 (Capture d'écran : Twitter)
Capture d'écran de Renee Abitbul, 92 ans, lors de la cérémonie annuelle d'allimage des torches au début de la Journée de l'indépendance, le 28 avril 2020 (Capture d'écran : Twitter)

Une arrière-arrière-grand mère de 92 ans a éclairé la cérémonie de la Journée de l’Indépendance plus terne qu’à l’ordinaire en raison de la pandémie de coronavirus, mardi soir, lorsqu’un hommage lui a été rendu pour ses 18 années de travail bénévole dans un hôpital de Jérusalem.

Renée Abitbol, radieuse, a allumé une torche aux côtés de Yasmin Mazawi, 18 ans, au cours de la cérémonie traditionnelle qui a donné le coup d’envoi des célébrations de la Journée de l’Indépendance.

Même si l’événement est habituellement diffusé en direct depuis le mont Herzl, à Jérusalem, il a été préenregistré cette année et diffusé dans les foyers israéliens dans un contexte de couvre-feu interdisant les rassemblements de masse pour éviter la propagation du coronavirus meurtrier.

La cérémonie, qui honore douze personnalités exceptionnelles s’étant distinguées pour leurs contributions apportées au pays, s’est attachée, au cours de cette édition 2020, à rendre hommage au personnel soignant en lutte contre le coronavirus. Abitbol et Mazawi représentaient les bénévoles et volontaires du milieu médical, jeunes et plus âgés.

La bénévole nonagénaire au centre de l’attention mardi soir a 41 petits-enfants, 42 arrière-petits enfants et un arrière-arrière-petit-enfant.

Allumant la torche, Abitbol a déclaré que « nous avons émigré du Maroc avec 10 enfants parce que nous portions un amour formidable à Israël, parce que je suis sioniste. Et j’allume cette torche en l’honneur de l’hôpital Shaare Zedek où je suis bénévole, et en l’honneur de tous les autres bénévoles. J’adore apporter mon aide – c’est un grand commandement de Dieu qui nous permettra d’entrer dans le monde à venir ».

« Devenez bénévoles et vous serez toujours aussi heureux que je le suis moi-même. Que Dieu accorde à tous les malades la force et la santé », a-t-elle souhaité.

« Je suis très fière et j’ai l’impression d’être dans un rêve », a déclaré Abitbol au site d’information Ynet après la diffusion de la cérémonie. « Le monde entier a été ému par le fait que j’ai allumé une torche. C’est un honneur extraordinaire ».

Elle explique que, depuis, son téléphone n’a pas arrêté de sonner.

« Même des gens que je ne connais pas m’ont appelé pour me dire combien ils avaient été émus. Et ils m’appellent la grand-mère d’Israël », s’est-elle exclamée.

L’année dernière, Abitbol avait été distinguée par la Knesset pour son travail de bénévole et, l’année précédente, elle avait été honorée par le ministre de la Santé.

Elle a expliqué avoir dû faire une pause dans son travail de bénévole à l’hôpital à cause de la pandémie de coronavirus qui s’est avérée particulièrement meurtrière chez les personnes âgées.

« Mon travail à l’hôpital me manque beaucoup », a-t-elle déploré.

Abitbol, avec son mari et leurs enfants, avaient quitté Fez en 1968 pour s’installer au sein de l’État juif. La famille avait choisi de poser ses valises dans le quartier Kiryat Menahem de Jérusalem.

Après la mort de son mari en 2002, elle a commencé ses activités de bénévolat à Shaare Zedek. Pour se rendre à l’hôpital pour ses visites hebdomadaires, elle doit prendre deux bus et le tramway.

Abitbol a indiqué devant les caméras de la Douzième chaîne que la famille s’était réunie autour d’elle pour regarder la diffusion de la cérémonie.

Abitbol et Mazawi n’ont pas été les seules à allumer des torches. Cet honneur a également été accordé à la comique israélienne Tzipi Shavit ; au chanteur Idan Raichel ; au commandant de l’armée israélienne druze Hisham Ibrahim ; à Eli Ben Shem, à la tête de l’organisation pour les familles des soldats tombés au combat Yad LBanim ; à la professeure Galia Rahav, qui représentait les médecins israéliens ; à l’éducateur et militant social Adi Altshuler ; à Uri Cohen, l’un des fondateurs du programme d’éducation « Masa Yisraeli » ; à Israel Almasi, chef de l’ONG Yedidim ; à la fondatrice de « Birthright for Moms » Lori Palatnik et à deux infirmiers qui représentaient leur profession, Ahmad Balauna et Yael Viluzhni-Azulay.

Maria Nahmias le 28 avril 2019 (Autorisation : Moki Schwartz)

Le président de la Knesset, Benny Gantz, a également allumé une torche.

L’année dernière, c’était une autre arrière-arrière-grand-mère, Maria Nahmias, 93 ans, qui avait volé la vedette lorsqu’elle avait été honorée pour avoir accueilli pendant plusieurs décennies des dizaines d’enfants juifs et arabes.

La Journée de l’Indépendance, qui est habituellement marquée par des feux d’artifice, des barbecues, des fêtes et des spectacles, a vu la majorité de ses festivités annulées pour éviter une recrudescence de la propagation du coronavirus, qui a tué plus de 200 personnes et contaminé plus de 15 000 personnes dans le pays.

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