Youssouf Fofana sera jugé en janvier 2017 pour une affaire antérieure à Ilan Halimi
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Youssouf Fofana sera jugé en janvier 2017 pour une affaire antérieure à Ilan Halimi

Le commanditaire de la séquestration du jeune juif français aurait menacé et tenté de soutirer de l'argent à plus d'une quarantaine d'individus entre 2002 et 2004

Le commanditaire de l’enlèvement d’Ilan Halimi, Youssouf Fofana devra comparaître du 10 au 13 janvier au tribunal correctionnel de Paris, pour des faits antérieurs à l’affaire Ilan Halimi, rapporte Le Parisien.

En janvier 2006, Ilan Halimi, vendeur de confession juive, est séquestré dans un HLM de Bagneux par le « gang des barbares » ou il est torturé, brulé, frappé, tondu. 24 jours après son enlèvement, le 13 février 2006, Ilan Halimi est retrouvé agonisant dans l’Essonne le long des rails du RER C. Il meurt sur la route l’emmenant à l’hôpital.

Le chef du « gang des barbares » fuit alors la France. C’est dix jours plus tard qu’il est retrouvé en Côte d’Ivoire. Extradé le 4 mars vers la France, il est condamné le 11 juillet 2009 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans.

En janvier prochain, Youssouf Fofana sera jugé pour des faits ayant eu lieu entre avril 2002 et octobre 2004 et qui revêtent de nombreux points communs avec les procédés utilisés lors de l’enlèvement d’Ilan Halimi.

Selon Le Parisien, durant cette période de deux ans s’étalant de 2002 à 2004, Youssouf Fofana aurait menacé plus d’une quarantaine de personnes, dont des dirigeants d’entreprise, comme le PDG d’Arte de l’époque, Jérôme Clément, pour leur soutirer d’importantes sommes d’argent.

Afin que les victimes s’exécutent, Youssouf Fofana les aurait menacés notamment en déposant des grenades chez elles et en leur envoyant des courriers menaçants.

En 2002, auprès de ses six premières victimes, il aurait demandé le versement d’une somme d’argent qui avait pour nom « l’impôt palestinien ».

Il est notamment accusé d’avoir lancé des cocktails Molotov dans la cour de Rony Brauman, à l’époque président de Médecins sans frontières et d’avoir envoyé des messages vidéos et photographiques dans lesquels un homme cagoulé menace les destinataires des courriers avec une arme.

A l’époque, le commanditaire de ces menaces par courriels n’est pas retrouvé par la police. C’est au moment du procès de l’affaire Ilan Halimi, que les deux affaires se juxtaposent. Les différents indices mènent alors à Youssouf Fofana. Ce dernier aurait partiellement avoué, selon Le Parisien, mais nierait aujourd’hui sa participation à ces tentatives de chantage dans le but de collecter des rançons.

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