10 jours, 20 documentaires : le festival Docaviv se passera sur la Toile
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10 jours, 20 documentaires : le festival Docaviv se passera sur la Toile

Rebaptisé Docustream, le festival proposera en ligne des films internationaux du 13 au 23 mai ; le festival est reporté au mois de septembre

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Le documentaire américain "Kingmaker" sera projeté pendant Docustream, un festival du film numérique organisé en ligne du 13 au 23 mai par Docaviv, qui tient normalement son festival annuel en mai (Crédit : "Kingmaker")
Le documentaire américain "Kingmaker" sera projeté pendant Docustream, un festival du film numérique organisé en ligne du 13 au 23 mai par Docaviv, qui tient normalement son festival annuel en mai (Crédit : "Kingmaker")

Docaviv, le Festival international du film documentaire de Tel Aviv, prévu ce mois-ci, a été suspendu. Mais une version raccourcie du festival arrivera sur vos écrans.

Rebaptisé Docustream, le festival en ligne proposera une sélection de 20 films documentaires, pour moitié internationaux et pour moitié israéliens qui seront diffusés du 13 au 23 mai. L’événement Docaviv a été reporté au 3 septembre, dans l’espoir que les rassemblements soient autorisés d’ici -là.

« Nous espérons pouvoir organiser le festival comme d’habitude », indique Karin Rywkind Segal, directrice du festival qui se déroule à la cinémathèque de Tel Aviv. « Évidemment, comme tout le monde, nous ne savons pas avec certitude. »

Les projections ne sont disponibles qu’aux téléspectateurs israéliens, bien que des webinaires joints à certains films sont accessibles à tous.

Pour le moment, l’équipe du festival a sélectionné un échantillon de films, qui ont pour la plupart déjà été projetés lors de précédentes éditions de Docaviv, à l’exception de « Kingmaker », un documentaire fascinant sur la carrière politique d’Imelda Marcos, l’ancienne Première dame des Philippines, qui devait être diffusé en avant-première au festival Docaviv ce mois-ci, en présence de sa réalisatrice Lauren Greenfield.

« Kingmaker » inaugurera le festival en ligne, et Lauren Greenfield dirigera un webinaire le jeudi 14 mai à 20 heures.

« Nous voulions offrir quelque chose au public et aux nouveaux téléspectateurs », a expliqué Rywkind Segal. « Je ne pense pas que quoi que ce soit puisse remplacer l’expérience du cinéma, mais nous devons nous adapter. Nous ne voulons pas que la culture meure et nous voulons soutenir la réalisation et la réalisation israélienne. »

Le documentaire « Dina », lauréat du Festival de Sundance, propose un nouvel éclairage sur la vie, au sujet d’une femme en situation de handicap, à la veille de ses noces avec Scott.

Le documentaire « À la recherche de Vivian Maier » (Finding Vivian Maier), plébiscité lors d’anciennes éditions du Docaviv, porte sur la découverte de centaines de photos et les mystérieux secrets de la femme qui était derrière l’objectif.

Les films israéliens avaient été projetés en avant-première lors de précédentes éditions du festival au cours de la dernière décennie, et représentaient des première ou seconde réalisations pour les cinéastes.

Si certains films israéliens sont disponibles sur la chaîne satellite YES, d’autres sont indépendants et plus difficiles à trouver.

Gardez un œil sur « Golda », un film de 2018 sur la première et unique femme Premier ministre d’Israël, Golda Meir, le lundi 18 mai à 19h, qui comprendra un webinaire avec ses réalisateurs.

Un autre documentaire israélien captivant est « Open Your Mouth », un documentaire de 2019 sur trois garçons arabes de 12 ans de la ville troublée de Lod, qui se retrouvent avec un professeur de chorale déterminé à les faire chanter.

Tous les films sont disponibles pendant 12 heures à partir du début de leur projection. Les webinaires inclus dans certaines des projections de films sont gratuits, mais les spectateurs doivent s’inscrire à l’avance. Il faut compter une participation de 10 shekels pour chaque documentaire ou un tarif fixe de 80 shekels pour le visionnage des 20 films.

Tous les bénéfices des films israéliens projetés lors de Docustream iront directement aux cinéastes, a déclaré Rywkind Segal, en guise de soutien pendant cette période difficile.

L’objectif de l’événement est de montrer au public que les films sont toujours disponibles, explique Rywkind Segal, sans avoir à attendre le mois de septembre, date à laquelle le festival aura lieu, espérons-le.

L’événement numérique est particulièrement important pour le public qui assiste aux autres manifestations de Docaviv, notamment Docaviv Galilee dans la ville de Ma’alot-Tarshiha au nord et Docaviv Negev à Yeruham. Ces publics plus éloignés n’auront pas la possibilité de voir certains de ces documentaires si les festivals sont annulés.

« Cet effort est notre façon d’essayer d’atteindre tous les Israéliens », ajoute Rywkind Segal. « Les gens n’auraient normalement pas accès à ces films à cause de leur lieu de résidence, c’est donc un moyen d’atteindre tout le monde à un prix minimum ».

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