2,4 millions d’enfants reprennent l’école malgré la crainte d’une nouvelle vague
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2,4 millions d’enfants reprennent l’école malgré la crainte d’une nouvelle vague

Plus de 300 établissements resteront fermés dans les villes où les taux d'infection sont élevés ; une menace de grève plane toujours chez les enseignants à risque

Des élèves de primaire portant des masques passent devant un panneau indiquant « Bonne année, bienvenue en première année », au premier jour d'école à Kfar Yona, le 1er septembre 2020. (AP Photo / Ariel Schalit)
Des élèves de primaire portant des masques passent devant un panneau indiquant « Bonne année, bienvenue en première année », au premier jour d'école à Kfar Yona, le 1er septembre 2020. (AP Photo / Ariel Schalit)

Avec de nouvelles trousses et des flacons de désinfectant pour les mains, 2,4 millions d’écoliers en Israël ont repris le chemin des classes mardi matin, malgré les craintes que les établissements d’enseignement ne deviennent des vecteurs d’infection majeurs.

La rapide réouverture des écoles en Israël en mai dernier – après que la maladie a presque été éradiquée grâce à de stricts confinements les mois précédents – a été considérée comme un facteur sérieux de l’importante résurgence de la pandémie peu après.

Néanmoins, des dizaines de milliers de personnes resteront chez elles après la décision de dernière minute tard cette nuit de garder les établissements fermés dans les zones à taux élevé de transmission du virus – cela concernant 332 établissements scolaires et 716 écoles maternelles et jardins d’enfants.

« L’année scolaire démarre pour 2,5 millions d’élèves, contrairement à toutes les prévisions. Nous espérons que cela sera rapidement possible les 130 000 élèves des villes rouges », a déclaré le ministre de l’Éducation Yoav Gallant à la chaine Kan, évoquant les villes au fort taux d’infection.

Une élève du primaire portant un masque arrive en classe au premier jour d’école à Kfar Yona, le 1er septembre 2020. (AP Photo / Ariel Schalit)

Les classes se tiendront conformément au plan « Apprentissage sûr » du ministère de l’Éducation, développé en réponse à la pandémie. Les classes se tiendront en taille réelle pour les deux niveaux de premières années, par capsules – des petits groupes – pour les troisième et quatrième années, tandis que les élèves de la cinquième à la douzième année étudieront surtout à distance.

Les jardins d’enfants fonctionneront comme d’habitude, les effectifs conservant leur taille habituelle.

Selon un rapport publié plus tôt ce mois-ci, des dizaines de milliers d’étudiants n’ont pas accès à des ordinateurs ou à des connexions Internet suffisantes nécessaires à un apprentissage à distance efficace.

Des groupes d’enseignants menacent toujours de faire grève. Ils ont néanmoins accepté de retarder une quelconque action visant à protester contre les risques sanitaires visant le personnel enseignant dont la santé est fragile. Le syndicat des enseignants israéliens a déclaré qu’aucune solution n’avait été trouvée pour les salariés considérés comme étant à haut risque face au virus, en particulier les enseignants du primaire et
1 500 membres du personnel de jardins d’enfants.

Les préparatifs de la rentrée scolaire à l’école Orot Etzion à Efrat, le 17 août 2020. (Gershon Elinson / Flash90)

Si aucun compromis n’est trouvé, la grève débutera le jeudi 3 septembre, a indiqué le syndicat. Il exige une indemnité complète de maladie pour ceux qui ne peuvent pas travailler en raison de la pandémie, alors que le Trésor propose de mettre en congé ces membres du personnel ou d’autoriser une retraite anticipée le cas échéant.

Lundi soir, quelques heures avant le début de l’année scolaire ce mardi matin, les ministres ont voté en faveur de la recommandation du professeur Ronni Gamzu, responsable de la lutte contre le virus dans le pays, de maintenir les établissements d’enseignement fermés dans les zones à taux d’infection élevés.

La décision de lundi était un revirement pour les ministres, qui avaient voté dimanche en faveur de la proposition du système dit de « feux de signalisation », qui imposerait des confinements localisés des villes en fonction de leur taux de morbidité et permettrait au reste du pays de fonctionner normalement, mais qui avait exclu les écoles du plan.

Celui-ci vise à différencier les localités en fonction de leurs taux respectifs d’infection, les localités « rouges » étant soumises aux limitations les plus strictes, suivies des localités « oranges », « jaunes » et « vertes », ces dernières bénéficiant des règles les plus souples concernant la distanciation sociale, en particulier en ce qui concerne les restrictions sur les rassemblements dans les espaces extérieurs et intérieurs.

La décision de lundi signifie que les écoles resteront fermées à Tibériade, Umm al-Fahm, Daliyat al-Karmel, Beitar Illit, Jat, Tira, Ein Mahil, Immanuel, Kfar Qasm, Ussefiya, Shaar Hanegev, Kafr Kanna, Rehasim, Zemer, Al Batuf, Laqiya, Beit Jann, I’billin, Maale Meron, Kafr Bara, Jaljulia, Nahal Sorek, Ka’abiyye-Tabbash-Hajajre et Jadeidi-Makr.

L’ordre de fermeture des écoles sera effectif jusqu’à jeudi, date à laquelle le cabinet Corona devrait se réunir à nouveau pour réévaluer la situation.

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