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3 000 manifestants à Central Park en soutien aux otages détenus par le Hamas

L'ex-otage Keren Munder a remercié la communauté juive de New York de leur donner des forces ; la foule a exhorté à faire pression sur les médiateurs des pays arabes et sur Israël pour parvenir à un accord

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

L'ancienne otage du Hamas Keren Munder (au centre) lors d'un rassemblement, à Central Park, le 10 mars 2024. (Crédit : Luke Tress via JTA)
L'ancienne otage du Hamas Keren Munder (au centre) lors d'un rassemblement, à Central Park, le 10 mars 2024. (Crédit : Luke Tress via JTA)

New York Jewish Week via JTA – Une ancienne otage israélienne libérée des geôles du groupe terroriste palestinien du Hamas a déclaré que le soutien de la communauté juive de New York « nous donne de la force », alors que des milliers de manifestants se sont rassemblés à Central Park dimanche matin pour marquer les 150 jours qui se sont écoulés depuis que les otages ont été capturés lors de l’attaque terroriste dévastatrice du Hamas contre Israël le 7 octobre.

« Ce soutien est vraiment émouvant », a déclaré Keren Munder, qui a été enlevée au kibboutz Nir Oz avec d’autres membres de sa famille. Elle a été libérée en novembre, lors d’une trêve d’une semaine, en compagnie de son fils de 9 ans, Ohad, et de sa mère, Ruti, âgée de 78 ans. Son père, Avraham Munder, 78 ans, est toujours en captivité.

« Je ressens vraiment ce soutien et j’espère qu’il nous aidera à les ramener chez eux », a déclaré Munder au New York Jewish Week. « Cela réchauffe le cœur et donne l’impression que tout le peuple juif est uni dans ce but. »

Plus de 3 000 personnes ont participé à la manifestation, selon les organisateurs du Forum des familles des otages et disparus, un groupe de défense des otages. La foule a brandi des drapeaux israéliens, scandé « Ramenez-les à la maison » et entendu des dirigeants de la communauté juive et des membres des familles de ceux qui sont toujours retenus en captivité.

Beaucoup tenaient des pancartes avec des photos des otages, certaines portant l’inscription « 156 jours », le nombre de jours écoulés depuis la prise d’otages. Les organisateurs ont distribué des drapeaux de plus de 30 pays représentant les différentes nationalités des otages.

Les terroristes du Hamas ont enlevé 253 otages lorsqu’ils ont attaqué Israël le 7 octobre, massacrant et tuant 1 200 personnes, pour la plupart des civils.

Les membres des familles des otages détenus par le groupe terroriste du Hamas dans la bande de Gaza menant la foule lors d’un rassemblement pour la libération des captifs, à Central Park, New York, le 10 mars 2024. (Crédit : Luke Tress via JTA)

Israël a réagi par une opération militaire visant à détruire le Hamas, à renverser le régime de Gaza et à libérer les otages.

Plus de 100 otages, pour la plupart des femmes et des enfants, ont été libérés pendant la semaine de trêve négociée fin novembre, en échange de trois fois plus de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël. Il reste 136 otages dans la bande de Gaza, dont une centaine seraient encore en vie. Les négociations menées par des médiateurs internationaux en vue de parvenir à une seconde pause, plus longue, qui permettrait également de libérer des otages en échange de prisonniers de sécurité palestiniens, sont au point mort. Les responsables israéliens et américains accuseraient le Hamas d’être à l’origine de ce blocage en refusant les conditions qu’Israël a acceptées, alors que le Hamas a insisté sur un cessez-le-feu permanent.

Gilad Korngold, dont le fils Tal Shoham a été pris en otage dans sa maison du kibboutz Beeri, a exhorté la foule à faire pression sur les élus pour qu’ils agissent en faveur de la libération des captifs.

« Nous avons besoin de vous tous, car la seule puissance qui puisse faire bouger les choses au Moyen-Orient, ce sont les États-Unis », a déclaré Korngold, ajoutant que les États-Unis devraient accroître leur pression sur le Qatar, l’Égypte et Israël pour qu’ils parviennent à un accord sur les otages. « S’il vous plaît, faites tout ce que vous pouvez faire. »

Parmi les autres intervenants figuraient Mark Treyger, le nouveau directeur du Conseil des relations de la communauté juive de New York, Eric Dinowitz, le chef du groupe parlementaire juif du Conseil municipal, et la rabbin Angela Buchdahl de la synagogue centrale réformée de Manhattan.

Les participants ont déclaré qu’ils étaient confrontés à la durée de la crise. Mais ils se sont également réjouis de l’unité de la foule et ont déclaré qu’ils gardaient l’espoir que les otages seraient libérés.

« Il est choquant de constater que cette situation perdure. Je n’arrive pas à m’y faire », a déclaré Tamar Bar-David, une habitante du Bronx. Elle a expliqué qu’elle venait de rentrer d’Israël, où elle avait visité les sites des atrocités commises par le Hamas, et qu’elle assistait à sa première manifestation.

« Je pense que les gens sont un peu émoussés par la douleur, épuisés, mais nous voulons tous garder espoir parce que l’alternative est tout simplement trop douloureuse, de vivre dans un monde où ce genre de choses se produit », a-t-elle expliqué.

Des manifestants demandant la libération des otages détenus par le groupe terroriste palestinien Hamas à Gaza, lors d’un rassemblement, à Central Park, à New York, le 10 mars 2024. (Crédit : Luke Tress via JTA)

« Je pense que nous avons tous peur de dire que nous perdons espoir, que nous ne savons pas comment sont traités les individus qui sont toujours retenus en captivité », a déclaré Hannah Simpson, une habitante de Harlem.

« Mais nous n’abandonnons pas, nous restons déterminés, nous le rappelons au monde », a affirmé Simpson, écrivaine et activiste sur les questions de transgenre, juive, qui a manifesté au nom des victimes israéliennes de l’attaque du Hamas dès le lendemain du 7 octobre.

Adam Marks, un Australien en visite à New York, a déclaré qu’il appréciait l’ouverture de la foule new-yorkaise quant à son soutien à Israël et aux otages. « Il est absolument ridicule que le monde [entier] ne réclame pas leur libération comme nous le faisons aujourd’hui », a-t-il fait remarquer.

Après les discours, la foule a défilé dans Central Park en une longue ligne sinueuse de drapeaux israéliens bleus et blancs. Un groupe de marcheurs mené par un guitariste a chanté « One Day » du chanteur juif américain Matisyahu, dont le troisième concert avait été annulé en raison de la menace de manifestations pro-palestiniennes et anti-Israël deux jours auparavant.

En tête du cortège, Munder et les familles d’otages ont porté une banderole disant « Ramenez-les à la maison » et ont entonné un chant traditionnel basé sur des paroles attribuées au fondateur du mouvement hassidique du rabbin Nachman de Breslev.

« Le monde entier est un pont étroit », ont-ils chanté en hébreu.

« L’essentiel est de ne pas avoir peur du tout. »

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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